Accueil A la une Ce qui va changer…

Ce qui va changer…

VISA SCHENGEN - De nouvelles mesures en vigueur à partir du 1er février

2287

Frais de visa plus élevés, prolongation des périodes de dépôt des demandes, possibilité d’obtenir un visa valide pour 5 ans… Ce sont là les nouveautés introduites pour les demandeurs de visa Schengen pour l’année 2020. Les nouvelles règles entérinées en juin dernier par le Conseil de l’Union européenne sur proposition de la Commission européenne (CE) imposent un nouveau code des visas Schengen, qui va entrer en vigueur à partir du 1er février prochain.

«Ce changement intervient suite à l’adoption par la Commission européenne, en mai 2018, d’une proposition de révision du code des visas dans le but de «renforcer la politique commune des visas, tout en tenant compte des préoccupations en matière de migration et de sécurité», a indiqué le site Schengen visa info, soulignant que «les nouvelles règles apporteront plusieurs changements aux procédures de demande de visa et amélioreront les avantages qu’il procure». Ainsi, les principales modifications portent, notamment, sur les frais de visa qui seront désormais plus élevés.

Deux catégories de demandeurs sont répertoriées, en ce qui concerne les frais à payer. Il s’agit des demandeurs de visa Schengen qui payaient auparavant 60 euros par visa et qui devront à partir du 1er février prochain débourser 20 euros de plus, tandis que ceux qui devaient payer 35 euros par visa devront en payer 40. «Cela comprend les enfants et d’autres catégories qui ont été accordées avec l’avantage de payer des frais d’amant», est-il souligné, tout en précisant que les enfants de 0 à 6 ans en restent exonérés.

Etant le nouveau code introduit pour renforcer la sécurité et le contrôle des voyageurs dans les 22 pays membres de l’Union européenne, – le visa Schengen permettant de circuler librement dans 26 pays -, le Conseil de l’UE a introduit un mécanisme qui examine si les frais de visa doivent changer ou rester les mêmes, tous les trois ans. Dans ce sens, il a été décidé que «certains des pays coopérant avec l’Union européenne, en matière de réadmission de migrants clandestins, peuvent également bénéficier d’une réduction des frais de visa».

Des avantages sont, en outre, introduits dans le nouveau code, en faveur des personnes ayant déjà reçu des visas Schengen. Il s’agit, spécifiquement, d’avantages accordés aux voyageurs qui se rendent fréquemment dans l’espace Schengen et qui ont des antécédents positifs, en matière de visa. Schengen visa info explique aussi qu’il s’agit des voyageurs ayant «utilisé légalement leurs visas précédents, qui ont une bonne situation économique dans leur pays d’origine et qui ont l’intention réelle de quitter le territoire des États membres avant l’expiration de leur visa.

Ceux-là pourront bénéficier d’un visa à entrées multiples, valable cinq ans au maximum». Et la Commission de l’UE de soutenir : «Les États membres sont invités à accorder une attention particulière aux personnes voyageant aux fins de l’exercice de leur profession, telles que les hommes d’affaires, les gens de mer, les artistes et les sportifs.» Autres règles applicables à partir du 1er février 2020, celles inhérentes à la possibilité de signer et d’envoyer le formulaire de demande de visa par voie électronique : «Afin de faciliter les procédures de demande de visa, le code des visas actualisé invite les États membres à autoriser, dans la mesure du possible, le remplissage et la transmission électroniques des formulaires de demande.

Il les oblige également à autoriser les demandeurs de visa à signer le formulaire de demande par voie électronique, cette signature électronique devant ensuite être reconnue par l’État membre compétent».

L’assurance voyage reste obligatoire

Aussi, il a été décidé que la période de dépôt des demandes sera prolongée. Ce qui est perçu comme un avantage du nouveau code pour les demandeurs de visa Schengen, puisqu’il prolonge la période pendant laquelle une demande peut être déposée de 3 à 6 mois, avant un voyage, est-il encore expliqué, illustrant par l’exemple les gens de mer qui, «dans l’exercice de leurs fonctions peuvent, dès le mois de février, présenter une demande d’admission neuf mois avant leur arrivée dans l’un des ports Schengen».

Néanmoins, le délai de dépôt d’une demande ne doit pas être inférieur de 15 jours avant le voyage prévu dans l’espace Schengen. Le nouveau code ne prévoit pas de rendre la souscription à l’assurance voyage facultative, elle est plutôt obligatoire. «L’assurance voyage reste obligatoire pour les demandeurs de visa Schengen, malgré les tentatives de la rendre facultative.

En fait, le nouveau code souligne l’importance d’avoir une assurance Schengen, lors de la demande de visa», est-il indiqué, précisant toutefois que «les voyageurs demandant un visa à entrées multiples devront prouver qu’ils sont en possession d’une assurance médicale de voyage adéquate et valide couvrant la période de leur première visite prévue». Par ailleurs, le nouveau code «oblige tous les États membres Schengen à être présents dans tous les pays tiers, par l’intermédiaire de leur ambassade/consulat, d’un autre État membre ou en externalisant l’obtention du visa Schengen à un prestataire de services extérieur».

Et d’expliquer que cette «obligation vise également à faciliter la demande de visa, afin que les ressortissants de certains pays n’aient plus à se rendre dans un pays voisin uniquement pour déposer et demander un visa». Il a également été souligné que «les prestataires de services externes pourront facturer des frais de services, qui ne devront pas dépasser le montant des frais de visa».

M. A. T.