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PRÉSIDENTIELLE - Hier, dernier délais de dépôt des candidatures

Bouteflika candidat et annonce une présidentielle anticipée

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Huit postulants ont déposé leurs dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 18 avril prochain. Il s’agit d’Ali Zeghdoud, Abdelhakim Hamadi, Abdelaziz Belaïd, Adoul Mahfoud, Abdelkader Bengrina, Ali Ghediri et Abdelaziz Bouteflika.

Hier donc, à quelques heures de l’expiration du délai de dépôt, le Conseil constitutionnel a vu défiler le général à la retraite qui a déposé son dossier en milieu de matinée, en présence de son coordinateur de campagne, Me Mokrane Aït-Larbi. «J’ai le double des signatures prévues par la loi, dans 35 wilayas.

Malgré les difficultés, j’ai pu réunir les signatures», a déclaré le candidat Ghediri au sortir du Conseil constitutionnel. Quand à Rachid Nekkaz qui s’est déplacé hier vers 15h45 avec un léger retard sur le rendez-vous pris avec le secrétariat du Conseil prévu à 15h, aucune information n’a circulé sur le dépôt ou non de son dossier de candidature.

L’autre candidat à avoir déposé son dossier auprès du Conseil constitutionnel, est le président du mouvement El-Infitah, Omar Bouacha. Peu avant 16h30, un cortège de 8 fourgons long-châssis, contenant les formulaires de parrainage pour le candidat Abdelaziz Bouteflika est arrivé au siège du Conseil constitutionnel. Son représentant, le directeur de campagne, Abdelghani Zaâlane, lui, ne fera son apparition devant l’institution de Taïb Belaïz qu’aux environs de 19h25 pour y déposer officiellement le dossier de candidature de Bouteflika.

Le candidat déclaré, Ghani Mehdi, qui s’est déplacé lui aussi au Conseil constitutionnel, n’a pas pu déposer son dossier, n’étant pas muni de «la carte d’électeur et du certificat de nationalité», selon ses déclarations. «Je me retire pour des raisons bureaucratiques et politiques. On ne m’a pas donné la carte de vote et le certificat de nationalité, sous prétexte que mon père ne figure pas dans le registre de l’état civil», a-t-il déclaré face à la presse.

Et de souligner encore qu’il se «retire aussi parce que je suis du côté de la rue qui est contre le 5e mandat et cette mascarade électorale». Ghani Mehdi précise, par ailleurs, qu’il a demandé à voir le président du Conseil constitutionnel, mais que celui-ci a refusé de le recevoir. L’ancien chef du gouvernement et chef du parti Talaïe El-Hourriet, Ali Benflis, est allé au Conseil constitutionnel, sans toutefois y accéder, d’où il a annoncé son refus de participer, proposant un plan de sortie de crise.

«… Ma place ne peut être dans cette bataille électorale dont les conditions et le climat de tenue sont rejetés par le peuple. Le peuple a parlé et dit sa sentence, donc je ne peux que me soumettre à lui (…)», a-t-il déclaré. L’ancien candidat malheureux aux élections de 2004 a dit avoir «rassemblé plus de 121 000 parrainages». Benflis propose un plan de sortie de crise qui englobe notamment de retarder les élections de six mois et la formation d’un gouvernement d’union national qui préparera un scrutin présidentiel libre.

Le chef de HMS, Abderezzak Makri, après avoir longtemps entretenu le suspens et surfé sur plusieurs hypothèses, semble avoir tranché en faveur du retrait, puisqu’il a, dans la matinée d’hier, conditionné le dépôt de son dossier par le non-dépôt du dossier de candidature de Bouteflika. Etpuisque ce dernier a chargé le désormais ex-ministre des Travaux publics et des Transports de déposer le dossier en son nom, Makri ne peut qu’officialiser sa non-participation.

Avant-hier, c’étaient le président du Front Al-Moustakbel, Abdelaziz Belaid, le président du Parti de la victoire nationale (PVN), Adoul Mahfoud, et le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, qui ont déposé leurs dossiers de candidature auprès du Conseil constitutionnel. Ils ont été précédés, jeudi, par le président du parti du Rassemblement algérien (RA), Ali Zeghdoud, et le candidat indépendant Abdelhakim Hamadi. Le fait inattendu de cette élection est la défection de la cheffe du Parti des Travailleurs, Louiza Hannoun, qui nous a habitués à sa participation à toutes les joutes électorales.

M. A. T.