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AKBOU - La daïra fermée pour le deuxième jour de suite

La crise au bidonville Le Piton s’exacerbe

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Après avoir assiégé la daïra pendant près de trois semaines, les habitants du bidonville Le Piton haussent le ton, en procédant depuis avant-hier à la fermeture du siège de la sous-préfecture d’Akbou. Les oubliés de cette sinistre cité réclament, faut-il le rappeler, «leur recasement immédiat». D’ailleurs, une action similaire a eu lieu au cours du mois de février dernier, où les habitants de ce bidonville avaient campé en famille durant une semaine dans l’enceinte de la préfecture.

«Depuis le mois de février, nous n’avons eu droit qu’à des promesses non tenues. Maintenant, le wali doit prendre une décision définitive pour en finir avec ce marasme», dira l’un d’eux. Par ailleurs, dans nos éditions précédentes, le sous-préfet d’Akbou avait déclaré que le problème de ces citoyens est «entièrement pris en charge par le wali, la Direction du logement et toute la tutelle». Et de poursuivre : «C’est juste une question de temps afin de trouver une formule pour réintégrer les 22 autres familles», avait précisé M. Benguergoura Abdelfetah, le chef de daïra d’Akbou.

Ce dernier estime, en parallèle, que le recasement doit se faire d’une manière massive et sans exclure quiconque. A signaler qu’il existe en tout 39 familles recensées, alors que seulement 17 appartements sont prêts à Bouzeroual pour le recasement. Pour les protestataires, il n’est plus question d’attendre plus. «Nous avons un PV officiel, signé par le chef de daïra, le maire et le vice-président de l’association socioculturelle «Assirem» qui confirme que ces 17 familles seront prioritaires pour un relogement immédiat à Bouzeroual», ont-ils fait savoir.

Pour rappel, à l’été 2013, un plan d’éradication de ces taudis avait été mis en place par les autorités mais des familles restent à reloger. D’autre part, deux autres bidonvilles persistent encore dans la ville d’Akbou, sis à la cité GMS «Thikhamine» et la cité du Stade dont les habitants vivent dans de mauvaises conditions et attendent de bénéficier de logements décents.

M. Ch