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BOUDJIMA - Le maire perd la majorité

L’APC en zone de turbulences

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Rien ne va plus à l’Assemblée qui gère les affaires de la commune de Boudjima depuis les dernières élections locales. Ainsi, des moments difficiles semblent l’attendre dans un proche avenir avec la défection d’un élu qui ne semble plus vouloir composer avec la majorité du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Cet élu du Front de libération national (FLN) reproche au président de l’APC une gestion unilatérale et non démocratique des affaires de la commune. En outre, ces dernières semaines, une grande polémique est née entre lui et ses anciens compagnons, avec lesquels il avait géré les affaires de sa commune.

En tout état de cause, le divorce est consommé entre l’élu en colère et l’Assemblée qu’il a accompagnée depuis deux ans. Pour sa part, dans une déclaration rendue publique, l’élu du FLN explique les raisons de sa séparation de cette APC par la gestion unilatérale du maire. Il ajoute que ces derniers mois, il a été mis à l’écart parce qu’il a osé critiquer les méthodes non démocratiques du maire. En tout cas, cette situation risque de causer bien des tourments à la majorité, qui a pu délibérer jusque là grâce au ralliement de cet élu FLN ayant rejoint les rangs du parti vainqueur des dernières élections. Selon ses propos, son ralliement a été dicté par sa volonté de voir les affaires de la commune s’améliorer. Mais force est de constater, ajoute-t-il, que c’est le contraire qui se produisait.

Pour lui, le bilan de ces deux dernières années est catastrophique à tous les points de vue, d’où sa défection. Quant aux conséquences de ce divorce, elles seront perceptibles dans les prochaines semaines. En effet, sans l’élu de l’ancien parti unique, il n’y a plus de majorité à même de délibérer. Ce qui s’apparente à un blocage. En tout cas, les jours s’annoncent compliqés pour cette commune qui souffre de la pauvreté depuis sa création, en 1984. Regorgeant de potentialités à même de lui permettre un développement rapide, cette petite circonscription reste paralysée. L’habituel marché hebdomadaire, source de taxes et de rentes, a été avalé par le béton.

Quant à la zone d’activités de la municipalité, située à deux kilomètres du chef-lieu, elle demeure inopérante à cause du manque de commodités, comme l’électricité et le gaz, alors que son massif montagneux, riche en arboriculture aurait pu enrichir l’activité agricole. Un potentiel qui n’est malheureusement pas mis à profit. A en croire des citoyens de la commune, la défection de cet élu de la majorité n’est pas une solution, car elle conduira au blocage des affaires de la commune qui souffre déjà de sous-développement dans tous les domaines. Après avoir soutenu une majorité, cet élu aurait dû continuer à le faire pour permettre la délibération des budgets prioritaires.

Akli N.