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TOUDJA Après sept jours de fermeture de la mairie

Le bras de fer persiste

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Après sept jours de fermeture de la mairie de Toudja par des habitants des villages Ighil n’Seïd, Zizloum et Tadrart, le conflit ne connait toujours pas de solution, et la situation reste dans le blocage. Les villageois, pour rappel, réclament essentiellement le bitumage de la deuxième tranche de la route qui relie ces patelins à la RN24. «Aucune réaction des autorités locales sollicitées», déplore le président de l’association d’Ighil N’Seïd, Kamal Boudjouane. Le bras de fer continue donc entre le maire et les représentants des villages concernés. Pour ces derniers, l’origine de la crise est la «suppression arbitraire par le président de l’APC de projets de développement inscrits par la commission d’aménagement et d’urbanisme de l’APC au profit des trois localités».

Pourtant, selon le président de l’association d’Ighil n’Seïd, l’enveloppe budgétaire nécessaire à la réalisation de ces projets, dont le bitumage du tronçon de route qui relie les villages à la RN24, a été dégagée. Les villageois soutiennent que les projets en question ont été «annulés» et que le maire «a refusé de les recevoir pour leur expliquer les raisons de sa décision», ce qui a fini, arguent-ils, par exacerber leur colère et procéder à la fermeture du siège de l’APC. Selon les représentants des protestataires, ce n’est que plus tard que le maire s’est présenté devant d’eux pour s’enquérir de leurs doléances. Mais les villageois ont refusé tout pourparler avec l’édile communal, exigeant désormais une entrevue avec un responsable de la wilaya, de l’APW ou de la daïra d’El-Kseur.

Or après sept jours d’attente, et hormis un P/APC «indésirable», personne ne s’est manifesté ou, du moins, proposé ses services de médiation avec le maire. Pour le président de l’association d’Ighil n’Seïd, «c’est le statu quo total et la situation semble aller vers le pourrissement». En attendant une solution qui persuaderait les protestataires à surseoir à leur action de blocage, ce sont les administrés de la municipalité qui subissent les conséquences de la fermeture de ce service public qui leur est dédié.

B Mouhoub.