Accueil A la une Le départ de Sidi Saïd réclamé !

UGTA - Rassemblement des travailleurs hier devant la Centrale syndicale

Le départ de Sidi Saïd réclamé !

621

La grogne des travailleurs affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), contre leur secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd dont ils réclament le départ, n’est pas près de s’estomper. Ils étaient, en effet, des milliers de travailleurs et syndicalistes à se rassembler, hier dès les premières lueurs de la journée, devant la Centrale syndicale, pour exiger «le départ immédiat» du secrétaire général de l’Union, Abdelmadjid Sidi Said.

Les manifestants, venus de plusieurs régions du pays, ont occupé la rue Aissat Idir où se trouve le siège de l’UGTA, fermé depuis la matinée, en scandant des slogans hostiles au secrétaire général de la centrale syndicale. Bien que ce dernier ait annoncé l’organisation du 13ème congrès le 27 avril prochain, en promettant de ne pas briguer un nouveau mandat, les travailleurs ont donc décidé de maintenir la pression. Les manifestants ont scandé et brandi des slogans hostiles au secrétaire général tels «Sidi Saïd dégage» ou encore «La Centrale syndicale n’est pas à vendre». Les protestataires accusent le SG d’avoir «trahi la confiance des travailleurs».

Un important dispositif sécuritaire a été dépêché tôt le matin pour quadriller l’entrée de la Centrale syndicale, mais contrairement aux dernières manifestations, les policiers n’ont pas recouru à la force, se contentant de faire barrage aux manifestants et les empêcher de pénétrer à l’intérieur du siège de l’UGTA. Un membre de secrétariat national de l’UGTA dira : «Les travailleurs réclament un changement, pas uniquement de personnes mais de toute l’organisation du fonctionnement, les travailleurs veulent récupérer leur syndicat».

Il ajoutera : «L’UGTA s’est égarée hors de ses missions syndicales, en cultivant des relations suspectes avec le pouvoir politique et le patronat». M. Amar Takjout avait en effet expliqué que «c’est la raison qui a, légitimement, amené les travailleurs à la rappeler à l’ordre».

L. O. CH