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ÉDUCATION - Nouvelle grève dans les primaires hier

Le malaise persiste !

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La colère des enseignants du primaire ne s’estompe pas. N’ayant pas reçu d’écho favorable à leur revendications, les instituteurs ont reconduit hier leur mouvement de grève d’une journée. Pour le sixième lundi consécutif, les enseignants du primaire ont été nombreux à répondre à l’appel du syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), afin de faire valoir leurs revendications socioprofessionnelles auprès de leur tutelle. Plusieurs établissements scolaires du primaire étaient donc paralysés hier par le mouvement de grève enclenché par les instituteurs, prenant en otage les élèves qui restent les seuls perdants de cette situation.

Plusieurs rassemblements de protestation ont également été tenus devant les directions de l’éducation nationale, à travers tout le territoire national. À Alger centre, des dizaines d’enseignants du primaire se sont rassemblés devant l’annexe du ministère de l’éducation nationale, au quartier El Anasser. Les protestataires ont dénoncé les conditions «lamentables» dans lesquelles ils exercent et ont réitéré leurs revendications. Par ailleurs, une autre réunion a regroupé, hier, le ministre de l’Éducation avec les représentants des enseignants du primaire, pour essayer de trouver un terrain d’entente.

À l’heure où nous rédigions cet article, la rencontre se poursuivait. Les protestataires ont réitéré leurs attachement à leurs revendications, consistant en «la diminution du volume horaire des instituteurs, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport)». Ils demandent également «la révision des programmes pédagogiques pour notamment alléger le poids des cartables et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays».

« La modification du statut particulier, la restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions», figurent également dans la plate-forme de revendications de ces enseignants protestataires.

L. O. CH.