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ÉDUCATION - Pas d’accords entre Benghabrit et les syndicats

L’option de la grève se précise

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Après un préavis de grève de deux jours annoncé dans son secteur, la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a convié les six syndicats du secteur (Cnapeste, Cela, Satef, Snapest, Snte et Unpef), à des rencontres bilatérales.

La première responsable du secteur tente à travers ces rencontres de calmer les esprits et de trouver un terrain d’entente avec l’intersyndicale de l’éducation, au moment où un vent de colère risque de souffler sur son département dans les prochains jours. La première rencontre tenue avant-hier avec les représentants de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de formation (Unpef) semble n’avoir abouti à rien. L’option de la grève se précise de plus en plus.

Le chargé de communication de l’Unpef a exprimé son mécontentement vis-à-vis de cette rencontre qui, selon lui, «n’a apporté rien de nouveau par rapport aux principales revendications de la coalition». «Nous avons longuement débattu du dossier de statut particulier des travailleurs du secteur et des droits syndicaux au sein des établissements scolaires, sans pour autant avoir de réponses claires et précises», se désole le même interlocuteur.

Pour ce qui est du point relatif à l’application immédiate du décret 14-266 avec effet rétroactif, «la ministre de tutelle a signifié que ce point dépend de la direction générale de la fonction publique», a-t-il encore indiqué. Cependant, ce syndicat se dit plus que jamais déterminé à poursuivre sa lutte syndicale, jusqu’à l’aboutissement de ses principales revendications.

L’intersyndicale réclame, faut-il le rappeler, le rétablissement dans leurs droits des catégories lésées lors du reclassement. Sur les plans éducatifs et pédagogiques, l’intersyndicale de l’Éducation revendique la révision des programmes et des méthodes en fonction du niveau des élèves, en particulier dans l’enseignement primaire, ainsi que l’amélioration de la formation et des conditions de travail et de scolarisation, et la réduction du volume horaire de tous les cycles.

L’intersyndicale réclame également la levée des restrictions à la liberté d’exercice de l’activité syndicale au niveau local et national (PV communs, octroi de sièges et levée des sanctions et des poursuites judiciaires contre les syndicalistes). La coalition exige également «le maintien du travail à travers la commission mixte, le maintien de la retraite proportionnelle et de la retraite sans condition d’âge, l’abrogation définitive de l’article 87 bis (de la loi de finances de 2015) et la création d’une prime spécifique aux corps communs et ouvriers qualifiés».

L. O. CH