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24 JANV 1956 - 24 JANV 2020 - 64e anniversaire de la naissance du Rebelle

Matoub célébré ici et ailleurs…

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Le 64e anniversaire de la naissance du Rebelle a été marqué un peu partout par la communauté kabyle résidant à l’étranger, que ce soit en France, au Canada… mais aussi, bien entendu, en Algérie, particulièrement en Kabylie.

Ainsi, en plus du grandiose hommage populaire qui lui a été rendu unanimement par les marcheurs du 49e vendredi de protestation contre le système, avant-hier, nombre de festivités ont été initiées un peu partout par le mouvement associatif en Kabylie. A commencer par la fondation qui porte son nom, domiciliée à Taourirt Moussa, où est enterré le défunt, qui a dû mettre en place une organisation pour l’accueil des nombreux pèlerins qui viennent à l’occasion se recueillir sur la tombe du Rebelle. Au chef-lieu de wilaya, à Tizi Ouzou, la maison de la Culture Mouloud Mammeri a ouvert ses portes deux jours durant, les vendredi 24 et samedi 25 janvier, à une exposition retraçant le combat du chantre. A Béjaïa, le mouvement associatif n’est pas resté à l’écart de l’événement. A la cité CNS de la ville, un Tifo à l’effigie de Matoub a été confectionné et étalé sur le balcon d’une bâtisse. En France, les festivités commémoratives de la naissance du Rebelle ont été entamées il y a plusieurs jours déjà. Dans le 94e arrondissement, du côté de Fontainebleau, dans la municipalité du Kremlin-Bicêtre, où a eu à vivre Lounès Matoub un pan de sa vie à une certaine époque, c’est vendredi 17 janvier dernier qu’un auditorium portant le nom Lounès matoub a été inauguré à la médiathèque du 53 avenue de Fontainebleau.

Les festivités ont été lancées dès 18 heures avec la présence de la mère du Rebelle, Na Aldjia, coupant du coup court à la rumeur la donnant très souffrante, aux côtés du maire de la municipalité, Jean-Marc Nicolle. Au programme, il y avait aussi la diffusion d’un documentaire inédit de la BBC réalisé sur la vie du chantre. En soirée, dès 20h30, au 18 bis Rue du 14 Juillet où a eu lieu la deuxième partie du programme, une Waâda (offrande) a été organisée pour partager un moment convivial et chaleureux. S’ensuivront par la suite des prises de parole ainsi qu’un récital musical. A l’affiche, il y avait les Hamid Matoub, Kamel Bouyacoub, Khalifa N’Aït Ali… «C’est une énorme fierté et un grand honneur pour la mémoire du Rebelle que d’être gratifié d’un auditorium portant son nom dans une ville où il a vécu à une certaine époque. Au nom de la Fondation Matoub Lounès, je présente nos amitiés et remerciements à la mairie du Kremlin-Bicêtre pour ce noble geste à la mémoire du Rebelle assassiné, il y a déjà plus de 21 ans dans des circonstances encore non définies, et qui continue de briller. Je vous invite à partager ce beau programme.» C’est là le message lancé par la Fondation Matoub, à la veille de l’inauguration.

Avant-hier au soir, c’est dans une autre municipalité française, à Bobigny, dans le 93ème arrondissement cette fois, qu’a eu lieu une autre inauguration. Il s’agit du parvis mitoyen à l’hôtel de ville, au 9 boulevard Lenine, à hauteur de la station T1 du Tramway, qui a été baptisé du nom de Lounès Matoub. «Parvis Lounès Matoub, poète et chanteur amazigh», pouvait-on lire sur la plaque mise en place avec ces phrases bien mises en exergue : «L’être de liberté, de culture et de progrès est celui qui fait face à l’injustice et ou déni identitaire en faisant œuvre de résistance même au péril de sa vie pour trancher les jougs qui humilient et jugulent la dignité humaine». Hier samedi 25 janvier à 11 heures, le rendez-vous avait été donné du côté de Stains, au niveau du square Toussaint-Louverture (face à l’école Victor-Hugo), pour inaugurer également l’allée Lounès Matoub. La cérémonie a eu lieu en présence d’Azzedine Taïbi, maire de Stains, mais aussi de Malika Matoub, sœur du Rebelle et non moins présidente de la Fondation Matoub, et du demi-frère de Lounès, de son nom Francis Martin.
Nadia L.