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UNIVERSITÉ DE BOUIRA - Alors que la grève se poursuit aux départements de tamazight et de chimie

Un autre débrayage au département de français

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La grogne s’amplifie davantage dans les rangs des étudiants de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira. En effet, et après les étudiants des départements de Tamazight et de chimie, c’est au tour de ceux du département de français d’entamer un mouvement de grève d’une semaine, afin de réclamer le report des examens du premier semestre, prévus initialement pour cette semaine.

Les étudiants protestataires ont d’ailleurs boycotté les examens d’hier et refusé de rejoindre les salles de cours. Les grévistes dénoncent également «l’absence de consultation de l’administration dans l’élaboration du planning des examens».

Ils réclament, par ailleurs, l’installation des comités pédagogiques des étudiants ainsi que la convocation d’une réunion élargie pour la préparation des examens du premier semestre : «Nous avons été surpris par l’annonce de la tenue des examens pour cette semaine, nous n’avons même pas eu droit à un arrêt des cours ! Malheureusement, l’administration et les enseignants ont toujours agi de manière unilatérale. Les étudiants et leurs représentants, qui sont censés siéger au sein du conseil pédagogique, n’ont jamais été consultés ni pour la tenue des examens, ni pour d’autres activités pédagogiques. Ceci est contraire à la réglementation. Nous réclamons donc le respect de ces considérations élémentaires !», a expliquait hier un étudiant dudit département.

Par ailleurs, les grévistes ont aussi réclamé le renforcement des effectifs d’enseignants exerçant au niveau du département de français. D’après eux, le nombre d’enseignants et d’encadreurs reste «insignifiant» comparativement au nombre des étudiants qui dépasse les 600. A noter, enfin, que l’administration du département a réagi à la demande du report des examens, en adoptant un nouveau planning pour la semaine prochaine. En sus, une période d’arrêt des cours de trois jours a été fixée.

À noter, par ailleurs, que le mouvement de grève enclenchée par les étudiants de Tamazight et de chimie s’est poursuivi hier. Ces étudiants réclament principalement l’amélioration de leurs conditions de scolarisation ainsi que le renforcement des moyens pédagogiques et humains au niveau des deux départements.

Oussama K.