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BOUIRA - Première session ordinaire de l’APW

Vifs échanges entre l’opposition et le P/APW

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Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 de l’APW de Bouira, qui s’est ouverte hier au niveau du siège de la wilaya, ont été marqués par des échanges verbaux houleux, entre le président de l’APW, les élus de l’alliance de l’exécutif constituée du RND, du FFS et du TAJ, et les élus de l’opposition, issus essentiellement du RCD. En effet, ces vifs échanges verbaux ont commencé dès l’entame des travaux de cette session, dont le premier point qui a été prévu était un exposé du bilan des activités de l’APW pour l’année 2018.

C’est l’élu Châbane Meziane du RCD, qui avait ouvert les hostilités en dénonçant «le mépris du président de l’APW d’obédience RND» contre les élus de l’opposition. L’ancien maire de Haïzer dénoncera par la suite ce qu’il a qualifié de «bilan maquillé et vide des activités de l’APW», puisque, selon l’intervenant, «le quotidien des citoyens de la wilaya ne s’est guère amélioré durant l’année dernière».

Pour l’élu du RCD, l’exemple de la dégradation du secteur de la santé est significatif : «Nous nous demandons de quel bilan le P/APW parlait ? Depuis le début de ce mandat, le premier responsable de notre assemblée a travaillé en solo et ne communiquait même pas avec les représentants d’autres partis politiques. Pire encore, le P/APW, élu du peuple, prend à chaque fois la partie de l’administration et défend leurs politiques sur le terrain, sans que le moindre résultat palpable ne soit enregistré en réalité !

Le secteur de la santé de la wilaya est malade et nous n’avons plus d’hôpitaux, mais plutôt des mouroirs qui manquent des plus rudimentaires des moyens pour soigner dignement nos concitoyens. Idem pour les secteurs du logement, de l’emploi, de l’agriculture et de l’investissement qui n’avancent plus», a tenu à dénoncer l’intervenant, tout en accusant le P/APW de «violation des textes du code communal», notamment les articles 73, 80 et 26.

Selon ce dernier, les citoyens de la wilaya sont empêchés à chaque fois d’assister aux travaux de l’assemblée, alors qu’elle est censée être publique, selon l’article 26 du code communal. D’autres élus du RCD et du FLN aussi ont, à leur tour, dénoncé «l’absence de transparence dans la gestion des affaires de l’APW». Un échange houleux s’en est suivi entre les élus contestataires et le président de la séance.

Ce dernier rétorquera en défendant son bilan et en accusant les élus de l’opposition de «vouloir prendre la vague de la contestation qui touche actuellement le pays». Le P/APW qui avait haussé le ton, a assuré que le bilan des activités de l’APW demeure positif et que «les élus locaux doivent accompagner et travailler en étroite collaboration avec les représentants de l’administration, pour faire aboutir les aspirations des citoyens de la wilaya».

L’intervenant saluera, par ailleurs, «les nouvelles approches de travail adoptées par l’équipe de l’exécutif de l’APW, grâce auxquelles l’assemblée est sortie de la monotonie et les élus travaillent à l’écoute des citoyens». Les élus du RCD, soutenus par deux élus du FLN, ont fini par quitter la salle de réunions en affirmant qu’ils «refusent de travailler dans des conditions défavorables». Les travaux de cette session se sont poursuivis après le retrait des élus frondeurs.

Après la lecture expresse du bilan des activités de l’APW pour l’année 2018 par le P/APW, la parole a été donnée au secrétaire général de la wilaya qui a exposé un rapport concernant l’application des recommandations des élus, issus de la précédente session. Il est utile de préciser, enfin, que les correspondants de la presse locale, comme à chaque fois, n’ont pas eu accès aux documents et même au programme adopté pour cette session. Et comme à chaque réunion de cette assemblée, les hommes et femmes de la presse étaient les derniers informés des points adoptés par le bureau de l’APW.

O. K.