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Avec la même ferveur à Béjaïa

Visiblement déterminés à poursuivre les manifestations jusqu’au départ de toutes les figures du système, des dizaines de milliers de marcheurs ont défilé hier dans les rue du chef-lieu de Béjaïa, pour le 11e vendredi de suite.

Avec la même ferveur, les manifestants ont tenu à réitérer les revendications du peuple. Scindés en plusieurs carrés, ils ont crié tout au long de leur marche, qui a démarré depuis la maison de la culture, des slogans appelant au départ de toutes les figures qui incarnent le système en place. «Système dégage», «Bensalah dégage», «Bedoui dégage», «Vous avez pillé le pays, bande de voleurs», «Djazaïr Houra dimocratia (Algérie libre et démocratique», «Ulac l’vote Ulac», scandaient les manifestants, tout en agitant des drapeaux et des pancartes sur lesquelles étaient reproduites, en gros caractères, leurs revendications.

«Notre révolution a commencé par des fleurs, elle va continuer avec détermination et finira par notre libération», «Qu’ils partent tous», «Pour une transition démocratique, pour l’avènement de la 2e république, système dégage», «Il est temps de rendre des comptes», «Le peuple exige le départ de tout le système», «Ni oligarques, ni militaires, ni islamistes : une seule légitimité le peuple», «Il faut en finir avec ce régime militaire et mafieux», «Le temps est proche pour les fanatiques du régime», «Non au prolongement déguisé du 4emandat», «Dissolution de toutes les institutions du système : présidence, parlement, gouvernement, conseil constitutionnel», «Vos règlements de comptes ne nous intéressent pas», «L’Algérie en état de choc, laissez les jeunes la réanimer», «Pas de dialogue avant le départ de tout le système», pouvait-on lire sur les banderoles et pancartes brandies par les marcheurs.

Pour un 11e vendredi de mobilisation, les citoyens et les citoyennes de la région exigent «un changement radical du système et le départ de toutes ses figures», affichant leur détermination à maintenir la mobilisation pacifique, même durant le mois de Ramadhan, jusqu’à la chute du régime et l’instauration d’une nouvelle république. «La lutte jusqu’à la chute du régime », revenait sur des dizaines de pancartes brandies. Depuis le 22 février, les marches se suivent et se ressemblent à Béjaïa.

Avec les mêmes slogans et la même mobilisation, les citoyens crient la justesse de leur lutte. Une lutte qui semble devoir s’inscrire dans la longueur, au regard des «ruses et des manouvres d’un système tumoral», indique-t-on. La marche d’hier, comme celles des précédents vendredis, s’est déroulée dans le calme. Il faut par ailleurs signaler qu’une marche de soutien au patron de Cevital a été organisée, avant-hier jeudi, dans les rues de Béjaïa. Les marcheurs ont réclamé la «Libération de Rebrab, injustement incarcéré», ont-ils crié.

F. A .B.

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