AÏN EL HAMMAM – Réseau d’assainissement vétuste – Ça éclate de toute part

Le réseau d’évacuation des eaux usées de la ville d’Aïn El Hammam semble avoir atteint ses limites. On constate à longueur d’année, une succession d’éclatement de canalisations sur plus de cinq cents mètres. Dès qu’une fuite est réparée, une autre apparaît quelques mètres plus loin. Les employés de la mairie n’en finissent pas de colmater les brèches avec leurs maigres moyens. Parfois, il faut faire appel à une case pour réparer la fuite. Souvent, les ouvriers découvrent que les buses reliant les bâtiments au réseau principal se sont détachées suite au glissement de terrain qui affecte cette partie de la ville, située entre le monument et la place du centre. La rue Colonel Amirouche, appelée communément «la Grande rue», n’est jamais à sec.

Des eaux noirâtres provenant des immeubles et des magasins mitoyens apparaissent souvent en plusieurs endroits. Un flot ininterrompu où pataugent les piétons, coule alors le long de la rue. Il y a quelques jours encore, l’éclatement d’un égout a refoulé son contenu vers le trottoir avant de couler sur la chaussée. Faute de pouvoir remédier à la situation, les services compétents ont cerné le périmètre souillé à l’aide d’un grillage, fermant de ce fait le passage et un magasin limitrophe. De la chaux a été également répandue aux alentours. Ce qui n’empêche nullement les passants de marcher sur ces immondices avant d’accèder aux magasins, aux cafés ou aux restaurants avec des chaussures encore mouillées de cette boue infestée de microbes.

Des marchands de fruits et légumes installent leurs étals à proximité de cette source de maladies qui menace la santé des citoyens. «Réhabilité» à plusieurs reprises, le réseau d’évacuation des rejets de la ville n’a jamais donné satisafaction bien que les travaux aient englouti des sommes importantes. À chaque incident, les ouvriers appelés à procéder au colmatage, découvrent que des réjets sont déversés à même le sol, en dehors des regards collecteurs dont les buses ont été détachées. Ce qui, on s’en doute, accentue le mouvement du sol. Une autre source d’eau douteuse, provenant du réseau d’égoût de la cité Akkar, ne cesse de se répandre sur l’asphalte, depuis plusieurs années. Les rejets nauséabonds infestent les environs, jusqu’aux habitations voisines. Les responsables dont dépendent ces secteurs sont interpellés. Il y va de la santé de tous.

A. O. T.