Une campagne d’abattage de chats et de chiens errants, initiée par l’APC, a débuté dimanche dernier, au niveau de la commune d’Aïn El Hammam où, selon l’avis d’information placardé en ville et dans les villages, se déroulera avec munitions. Cette opération, qui durera jusqu’au 5 août, ciblera tout canidé sans propriétaire et trainant sur la voie publique.
Les propriétaires d’animaux doivent donc les retenir chez eux pour éviter qu’ils soient abattus, au même titre que les autres.
La situation est devenue intenable pour les habitants de la région qui sortent de bonne heure ou rentrent tard.
Pour éviter les canidés, ils sont parfois contraints de changer de chemin. «Allongés sur les deux côtés de la route, près de 20 molosses menaçants m’ont obligé à faire un détour de plus de 500 m pour rejoindre la station de fourgons», nous confie Arezki, un habitant d’une cité limitrophe. «Ils n’ont peur de rien. Pour se frayer un passage, il faut s’y mettre à plusieurs», ajoute-t-il. Des centaines de chiens cachés durant la journée dans les endroits ombragés investissent les routes et les abords des zones habitées à la recherche de leur pitance, dès le crépuscule. Tout être humain qui s’en approche est considéré comme un ennemi potentiel et subit leur agression.
Les nombreuses opérations d’abattage organisées auparavant n’ont pas réussi à limiter leur nombre de plus en plus important. Les propriétaires devant faire sortir leurs chiens sont dans l’obligation, selon les recommandations, de leur faire porter des muselières et les tenir en laisse pour leur éviter d’agresser les passants et d’avoir tout contact avec les autres animaux.
Par ailleurs, pour prévenir toute maladie canine, particulièrement la rage, la vaccination des chiens domestiques est inévitable. Bien qu’elle durera plus d’un mois, cette traque ne pourra pas éradiquer les chiens errants qui ont investi même les champs. Certains endroits près des habitations sont particulièrement fréquentés, au point de les interdire aux humains. Suite à cette décision, les citoyens affichent leur satisfaction, en espérant que les chasseurs chargés de cette campagne en abattent le plus possible, car ces animaux commencent à devenir dangereux.
Les exemples d’attaques contre des animaux domestiques ou des citoyens sont devenus courants. Il y a une quinzaine de jours environ, trois personnes ont été mordues à Tamjout par un chien qui, dans sa course éperdue, s’est attaqué à une vieille au village d’El Kern, avant d’être abattu par la population d’Aït Agwacha où il s’était attaqué à une autre personne.
A. O. T.

