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Feraoun par son fils

2009

Ainsi, d’intenses activités et manifestations ont été organisées pour marquer cet événement. Dès lors, la salle du petit théâtre a abrité une conférence-débat, animée par le fils du défunt, en l’occurrence Ali Feraoun. En effet, et sous le thème La vie et l’œuvre de Feraoun, le conférencier a tenu à distiller l’itinéraire de cet écrivain réputé. «Mon père fut un élève studieux, un enfant très calme, gentil et surtout timide. Il était d’une grande bonté. Il avait foi en sa région et ses proches.» Et d’ajouter : «Feraoun a toujours travaillé pour satisfaire les autres.»De surcroît, Feraoun Ali, qui est actuellement enseignant à l’ENA, a mis l’accent sur l’œuvre de son père.Effectivement, l’interlocuteur s’est longuement, attardé sur l’ouvrage intitulé Le Fils du pauvre.«Ce livre lui a coûté 150 000 FF. Au début, il (ndlr le fils du pauvre) a été produit en mille exemplaires, alors qu’actuellement, on en a tiré un million», affirme-t-il. Après Le Fils du pauvre», Mouloud Feraoun a produit trois autres ouvrages à savoir La Terre et le sang, les chemins qui montent et Le Journal.S’agissant des deux premiers cités, le conférencier n’a pas manqué de souligner la présence de la «réalité» et de la «dignité». «Ces deux écrits front preuve d’un grand attachement aux racines et à l’identité. Représenter la Kabylie comme étant une société digne et pleine de valeur, tel est l’objectif principal de mon père», déclare-t-il.Quant à l’ouvrage «Le journal», le fils de Mouloud Feraoun, dira «Ce livre nous renseigne d’un talent des témoignages. Mon père s’est avéré le témoin d’une époque, en représentant la société algérienne d’une manière authentique et objective». Par ailleurs, et outre cette conférence-débat, une exposition-photos a été montée par l’association Issaghe de Souamaâ, en collaboration avec la Maison de la culture de la ville de Genêts. «Nous voulons, à travers cette commémoration, rendre un vibrant hommage à cet grand homme, qui faut-il le dire, a énormément contribue à l’enrichissement de la littérature algérienne», souligne M. Meziani Hamid, vice-président de ladite association.

Lyès Baloul