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Tizi-Ouzou 24e anniversaire de l’assassinat de Smaïl Yefsah

Tala Amara se souvient de son fils

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Tala Amara refuse d’oublier ! 24 ans après le lâche assassinat de Smaïl Yefsah par les adeptes de l’obscurantisme, la plaie semble toujours ouverte chez ses proches et ses amis, à chaque évocation.

«C’est Justement par devoir de mémoire et pour que nul n’oublie l’exécution de mon frère, un certain 18 octobre 1993, par les ennemis des intellectuels, que son village natal Tala Amara commémore, ce mercredi 18 octobre 2017, le 24e anniversaire de son assassinat», dira Abderrahmane Yefsah, frère du regretté Smail. Au programme de cette journée, les organisateurs de la commémoration ont prévu, à partir de 9h, un dépôt de gerbe de fleurs et un recueillement sur la tombe du défunt, s’ensuivra une projection d’un film documentaire sur le parcours de ce talentueux journaliste de l’ENTV. Vers midi, les visiteurs seront conviés, comme à l’accoutumée, à une waâda. Toujours dans le cadre de cette commémoration, l’association culturelle «Le Défi» de Tala Mahriz organise, le 21 octobre 2017, la 1ère Edition du Semi-marathon Smail Yefseh. Le départ est prévu à 9h du portail principal de l’ENIEM (Z.I. Oued Aissi), quant à l’arrivée, elle aura lieu à l’école primaire de Tala Amara. Pour rappel, Smail Yefseh est né le 29 octobre 1962 à Tala Amara dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Il fut assassiné le 18 octobre 1993 devant son domicile. En quittant sa demeure pour rejoindre son lieu de travail, au 21 Boulevard des Martyrs, un groupe d’intégristes l’attendait dans le parking de la cité des 2068 logements à Bab Ezzouar. Ils lui assénèrent plusieurs coups de couteau, puis l’achevèrent avec trois balles dans l’abdomen, avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule. Il allait avoir 31 ans, dix jours après. Il était à son 40ème jour de mariage. Une stèle a été érigée sur le lieu de son assassinat, lors du 18e anniversaire de sa disparition. Journaliste à l’ENTV, il avait eu le courage de diffuser en 1988, et pour la première fois sur cette chaine de télévision, son reportage presque intégralement en langue amazighe. Un acte de militantisme et de courage au service de la cause amazighe à cette époque-là. Farida Elharani