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Le règne de l’incivisme

1955

La propreté, élément de base qui contribue à la santé de la population, fait malheureusement défaut dans les quartiers ou cités d’Aomar-gare et centre. Des décharges sont implantées partout par les citoyens malgré la présence des poubelles collectives. Les habitants jettent leurs ordures ménagères après onze heures, moment où les éboueurs achèvent leur travail.Des sacs noirs pleins sont jetés partout. Tous ces amas d’ordures, mélangés aux gravats, ont créé un espace de désolation.A Aomar-centre, au bord de la RN25, se trouve un dépotoir anarchique d’ordures ménagères, et à la limite de la cité-bidonville, des murs robes, voire des logements précaires démolis dont les parpaings et les plâtres sont entassés et reportés pèle-mêle, donnent l’impression d’être devant un site touché par un séisme. Ajoutons à cela, la poussière qui s’élève à chaque passage des véhicules. Celle-ci est due aux travaux d’aménagement et d’assainissement effectués à Aomar-Gare. Toutes les voies, exceptes la RN5 et la RN 25, sont devenues de vraies pistes.Les commerçants exposent leurs marchandises, voire le pain, dans des paniers métalliques déposés par terre et à l’air libre sans protection de la poussière.L’incivisme des commerçants a fait qu’ils ne pensent guère à la santé des clients mais à gagner de l’argent même au prix de la vie du citoyen.L’hygiène, cet élément fondamental, est presque inexistant, les autorités locales et les citoyens doivent y réfléchir, se pourvoir d’un peu de civisme afin de redonner un beau visage à leurs quartiers, aux ruelles, aux espaces verts et créer un climat de bon voisinage et de respect mutuel.

A. Bouzaïdi