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Délices subversifs peu ordinaires

1672

La connaissance de l’Orient à partir des voyages effectués par des auteurs célèbres (Gérard de NervaL, Larnartine,…) a ramené son lot de figures et d’images qui, par exotisme et goût du merveilleux, sont allées renforcer la vision et la conception que l’on a d’une région géographique enduite d’un halo de mystères et de mythologies. Antoine Galland (1646-1715) consacra la deuxième moitié de sa vie à traduire en français l’œuvre la plus populaire et la plus attachante connue en langue arabe, Les Mille et une nuits. Ensemble de contes indo-persans, Les Mille et une nuit, furent traduits en arabe, et il semble que c’est la seule version qui reste, La version originale étant introuvable. A l’occasion du tricentenaire de leur première traduction en français, par Galland (en 1704)’ Les éditions Garnier-Flammarion viennent de rééditer les trois volumes des Mille et une nuit.Antoine Galland est un érudit picard, mêlant le goût des voyages, l’amour des belles-lettres et le savoir encyclopédique. Après ses premières études au Collège de Noyon, Galland s’inscrit à Paris au Collège Duplessis; il y acquiert une forte culture classique et quelques notions d’arabe au collège royal au cours de l’orientaliste Vattier. En 1670, il devient secrétaire de l’ambassadeur de Louis XIV, à Constantinople Istanbul. Là, il se perfectionne en turc et en arabe s’initie au persan. Il rencontre Le grand voyageur Chardin, avec qui il forme le dessein de se rendre en Perse.Au cours d’une longue tournée dans les Iles grecques, la Syrie, la Palestine et la Grèce continentale, l’ambassadeur du roi s’était fait accompagner par Antoine Galland. Il repart pour la Turquie en 1677, pour un court séjour Deux ans plus tard, il fera un long séjour dans les pays d’Orient pour le compte de la Compagnie des Indes Orientales, puis du ministre Colbert.Une dizaine d’années plus lard, il rentre définitivement en France où il est employé à la Bibliothèque du Roi. Il se livrera alors aux travaux d’érudition qui comprendront, entre autres, La Bibliothèque Orientale, sorte de grand dictionnaire encyclopédique englobant Les connaissances de l’époque sur la géographie, l’histoire, la littérature et la religion des peuples orientaux.