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BOUDJIMA - L’homme au banjo tire sa révérence

Amar Hamou décédé jeudi

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Le chanteur Amar Hamou, de son vrai nom Djouad Amar, vient de tirer sa révérence, après une longue carrière artistique ayant débuté dans les années 1970. Il est décédé jeudi après-midi à son domicile, au village Ivaalithen dans la commune de Boudjima. Hamou quitte ce bas-monde, laissant derrière lui un riche répertoire qui a traversé les décades et enchanté plusieurs générations. Il est à signaler qu’Amar Hamou a débuté sa carrière artistique dans les années 1970 avec des chansons qui restent encore dans la mémoire des anciennes générations.

Quant aux nouvelles générations, elles éprouvent un grand respect pour l’homme au banjo. En effet, Amar Hamou, bien que maîtrisant beaucoup d’instruments musicaux à corde et à vent, affectionnait particulièrement le banjo. A noter qu’un riche répertoire a été légué à la postérité par le défunt qui composait sans relâche pour lui et pour les autres. D’ailleurs, beaucoup d’artistes kabyles très connus ont chanté des chefs-d’œuvre composés par ce mélomane discret. En effet, cet artiste travaillait beaucoup mais aimait le faire dans la discrétion, loin des feux de la rampe.

Dans ce sens, plus d’une centaine de chansons font partie de son patrimoine datant des années 1970 et 1980. Durant plusieurs années, lui et Haret Meziane, un autre grand artiste, formaient un duo d’enfer. C’est un artiste de son village et son compagnon de scène. Ils étaient inséparables. Mohand Ameziane et Amar Hamou se sont produits durant plusieurs années ensemble sur toutes les scènes. Des galas et surtout des fêtes ont été égayés par leurs chansons. Pendant ces années d’or, les fêtes qui n’étaient pas animées par ce duo étaient fades et manquaient de joie.

Leur présence était incontournable. Toutefois, ce duo connaîtra un long passage à vide durant les années 1990 et 2000, car ces deux décennies n’étaient pratiquement pas favorables à l’activité artistique, entrée en hibernation à cause de la situation sécuritaire du pays. Ces deux artistes resteront donc loin de la scène et des médias, jusqu’à ces dernières années où ils ont réapparu. L’association culturelle «Asurif» de leur village leur fera alors appel pour des galas à de nombreuses occasions. Le public redécouvrira de ce fait un duo encore inspiré et inspirant.

Au niveau de l’association et de la région aussi, les jeunes parlent déjà d’un important hommage qui sera rendu à ce grand monsieur de la chanson kabyle, lequel a su rester discret malgré la gloire. En tout cas, il n’est jamais trop tard pour lui rendre un vibrant hommage. Sans conteste, Amar Hamou restera éternellement dans les annales de la chanson kabyle.

Akli N.