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Amgud wala ahriq, nouvel album d’Idir Akfadou

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À l’occasion de ses 40 ans de carrière, l’artiste Idir Akfadou revient avec un nouvel opus, intitulé Amgud wala ahriq.

Ce proverbe choisi comme titre de l’album pourrait être traduit à «Mieux vaut un champ de verdure qu’un champ de figuiers». Ce choix n’est certainement pas fortuit, puisque selon l’artiste, il est préférable d’avoir un champ de verdure plein de toutes sortes de fleurs qu’un champ de figuiers qui, dès qu’on procède à la cueillette des figues, on ne s’y rend plus. Une allusion faite à la vie de tous les jours et les fréquentations que l’on doit y tisser.

Composé de huit titres, l’album traite, entre autres, de la société, de l’art, de l’amour et de la fraternité. Tel qu’on le connaît, avec une voix sentimentalement douce, le fils d’Akfadou nous plonge dans un bain de sentiments et de constats, incitant les mélomanes tantôt à apprécier le langage des instruments, tantôt à mettre en valeur les paroles bien ficelées qui les accompagnent tout au long des chansons présentes dans ce nouveau produit.

Cependant, si l’opus est avant tout à apprécier par tous les amoureux du style d’Idir Akfadou, il n’en demeure pas moins qu’il est aussi à méditer de par les thématiques que l’artiste y abordées. Avec le bouquet de chansons qu’il contient, l’artiste a essayé à la fois de conseiller et de rappeler nostalgiquement certaines pratiques qui faisaient de la société plus organisée qu’aujourd’hui. À signaler que dans un des titres, Idir Akfadou a fait participer ses deux fils, Baylache et Youva en l’occurrence, alors que la chanteuse Djidji a interprété la chanson «Ers-d ay ides».

«C’est un album qui coïncide avec mes 40 ans de chant. J’ai tenu à apporter ma vision pour nos jeunes et notre société. J’espère qu’il plaira à tous mes fans qui l’attendent», confiera l’artiste. Né à Akfadou en 1958, Idir Akfadou fait partie de cette génération qui s’est adonnée corps et âme à la chanson kabyle pour lui donner une dimension nord-africaine.

M. K.