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SALAH GAWA, producteur du court métrage Celui qui brûle, Olivier d’or au FCNFA

«Bientôt le long-métrage, tourné en Kabylie»

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Salah Gawa, producteur du film Celui qui brûle, lauréat de l’Olivier d’or du 17e Festival culturel national du film amazigh, parle de ce court métrage.

La Dépêche de Kabylie : Vos impressions après cette distinction ?
Salah Gawa
: Nous ne pouvons qu’être heureux d’avoir été récompensés dans notre pays. C’est ici que j’ai vécu, Slimane Bounia qui a réalisé ce film est originaire d’Algérie mais il est né en France. Il est très content que son travail soit reconnu dans le pays de ses parents. Ce film nous a pris 3 ans et c’est une très belle récompense pour toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à ce projet et pour ceux qui nous ont fait confiance.

De quoi parle ce film ?
C’est un clin d’œil à la Kabylie, c’est aussi un hommage au grand poète qu’était Si Mouh Ou Mhand, d’ailleurs le court métrage se termine par sa phrase devenue célèbre «Anerez ouala aneknou», on y entend aussi un poème intitulé «Mon cœur brûle». Pour le reste, c’est de la fiction, c’est l’imaginaire du cinéaste. Le film raconte l’histoire d’un mérou congelé qui se décongèle et reprend vie. Autour de lui, il y a des personnages qui ont aussi cette envie de revivre, de respirer et de retrouver leur milieu naturel.

A-t-il été projeté dans d’autres pays avant de participer au Festival ?
Cela fait deux ans que le film fait le tour du monde, il a été en compétition dans plusieurs festivals internationaux où il a été primé. Et là, il est projeté à Tizi- Ouzou dans la ville où il a été fabriqué, la boucle est bouclée et quelle meilleure conclusion que ce prix. Il a reçu le prix du meilleur court métrage à Bombay en Inde (Festival du court métrage) et le prix du public en Corse.

Il a remporté le FIFAM d’or du meilleur court métrage de la seconde édition du Festival international du film amazigh de Montréal. Le film a été sélectionné au BBC Arabic festival de Londres, au speechless film festival et Tiburon international film festival aux USA, au tripoli film festival du Liban, au filmets Badalona film festival en Espagne. Il a également été projeté dans le cadre des rencontres cinématographiques du Maghreb des films, à Paris, au manifeste de la 28e édition du festival Curta cinéma no cinemaison à Rio de Janeiro et au festival international du film oriental de Genève. Pour un premier film, que ça soit pour ma boite de production ou pour Slimane Bounia en tant que réalisateur, c’est juste magnifique.

D’autres projets ?
On a terminé d’écrire le long métrage tiré de l’histoire de ce court métrage, j’espère que d’ici 2020 on pourra tourner entièrement en Kabylie avec des comédiens de Kabylie.

Entretien réalisé par Sonia Illoul