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TIZI-OUZOU - Mois du patrimoine

En souvenir du Printemps noir

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Le mois du patrimoine a été lancé jeudi dernier. Le hall et la salle d’exposition sont occupés par des travaux des artistes de la région. Ces chefs-d’œuvre attirent le regard du visiteur. La maison ancienne, la poterie, la femme, les travaux des champs, la bijouterie, des scènes de mariage, de circoncisions, tajmait, les fontaines… Ce mois du patrimoine coïncide avec deux évènements qui ont ébranlé et endeuillé la région et dont les stigmates sont encore vivaces dans les esprits: le Printemps berbère et le Printemps noir et dont la chronologie et les photos laissent à la réflexion ceux qui n’ont pas vécu ces deux périodes douloureuses.

Des photos des jeunes martyrs du Printemps noir sont exposées. Notons que le CNRPAH a fait le déplacement à Tizi-Ouzou avec deux fiertés de l’Algérie, à savoir l’Imza du Tassili Ahaggar et l’Ahellil, région de Gourara (inscrit patrimoine mondial). Deux fonctionnaires de la maison de la culture Mouloud Mammeri, en l’occurrence Mlles Illoul Sonia et Malika Oukidja, affichent leur talent de photographes. Ainsi, Sonia expose ses photos des ruines de Djemila alors que Malika montre au public ses photos de bijoux d’argent, de la famille, de la fontaine de Thala Athmane avec des touches personnelles.

Des artisans de la région exposent leurs produits artisanaux : vannerie, maquettes de maisons kabyles, des objets décoratifs, des tableaux de peinture représentant des scènes du village et de la société kabyle qui attirent les regards. Pour la directrice de la culture : «Il y a un programme très riche ici au niveau de la maison de la culture Mouloud Mammeri et dans d’autres localités. Nous avons des expositions de photos et d’articles de presse qui mettent en exergue le combat des hommes et des femmes qui se sont illustrés et sacrifiés durant les deux Printemps.

Et je m’incline devant la mémoire de tous ces martyrs. Dans un autre registre, nous faisons des démarches, par le biais de la tutelle auprès de l’UNESCO, pour l’inscription du repas traditionnel : le couscous comme patrimoine mondial. Le dossier est déjà prêt. Il est à noter que nous œuvrons à la préservation des biens contre les facteurs humains et naturels», a-t-elle fait savoir.

M. A. Tadjer