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Agouni Hamiche

Hommage au chanteur Arezki Rawes

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Un vibrant hommage a été rendu, samedi dernier, à la mémoire du chanteur kabyle Arezki Rawes, décédé le 29 octobre 1987, dans un accident de la circulation à la sortie de la ville de Tizi Ouzou à l’âge de 25 ans. Ainsi, pour le 32e anniversaire de sa mort, le collectif de jeunes du village Agouni Hamiche (Tala Bouzrou), dans la commune de Makouda, ont concocté un programme riche pour cette journée hommage. Alors qu’il était programmé initialement pour le 29 octobre dernier, les festivités ont été finalement reportées à cause du mouvement de grève qu’a connu le pays la semaine dernière.

Les festivités, donc, ont commencé avec le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du chanteur en plus d’une minute de silence observée à la mémoire de tous les jeunes décédés de la région. L’événement a été organisé au niveau du stade de la maison de jeunes de la région, où tous les villageois se sont regroupés pour prendre part à cette fête. Ainsi, à partir de 13 heures, une waâda a été organisée pour l’occasion à laquelle ont pris part tous les présents. Un grand gala artistique était, également, au menu de cette commémoration, avec la participation de plusieurs chanteurs kabyles, à l’image de Youcef Guerbas, Karim Khelfaoui, Madjid Fahem, Hocine Azar, Moh Mezreg, Moh Oubelaid, Rabah Zekari, Rabah Boujoud, Ramdane Mechache, entre autres, qui ont interprété des chansons du chanteur Arezki Rawes, telles «Siweḍ-as slam», «Inas ay aḥbib inas» et «Tabzimt n lfeṭṭa».

Il faut dire que le chanteur Arezki Rawes faisait partie de cette nouvelle génération d’artistes portant un véritable hymne à l’amour et à la jeunesse. Arezki Rawes, de son vrai nom Arezki Chabli, est né le 10 avril 1965 au village Agouni Hamiche dans la commune de Makouda et mort le 29 octobre 1987, en compagnie de trois autres de ses amis dans un accident de la circulation, à la sortie Est de la ville de Tizi Ouzou, alors qu’il s’apprêtait à se rendre au village Thala Bouzrou pour une fête. Il est décédé quelques mois avant son mariage, laissant derrière lui trois cassettes où il chante la vie, l’amour et l’espoir.

Amar A.