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ÉVOCATION - Léguant un répertoire de musique d’ouverture

Il y a 14 ans, Brahim Izri quittait ce monde

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Les étoiles naissent et s’éteignent. C’est le cas du grand artiste Brahim Izri qui nous a quittés un 3 janvier 2005.

Brahim Izri a porté très haut la chanson kabyle particulièrement et algérienne en général, après avoir fait les plus prestigieuses scènes du monde. Brahim a su monter les échelons et les dédales du monde de la musique sans se défaire de son attachement à la discrétion. Même au firmament de sa carrière, il a su rester humble et très simple.

Ceux qui l’ont connu décrivent tous un homme attachant et qui a toujours préféré la simplicité. L’artiste a été bercé dès son enfance par les chants soufis des zaouïas. Il accompagnait son grand-père à la zaouïa de Sidi Belkacem des Ath Yenni.

À l’adolescence, son attrait pour la musique et le chant l’amena à fonder, avec ses amis, l’un des plus prestigieux groupe kabyle, Igoudar. Ils feront, lui et Naït Abdelaziz et Azeiz Berrahma, une recherche musicale dans les profondeurs de la société kabyle.

C’est ainsi que naîtront des chefs-d’œuvre, comme ‘Aarous boubarnous’ et pleins d’autres. Le groupe marquera à jamais la chanson kabyle des années 70. En fait, Brahim, très imbibé de chants mystiques des tréfonds de sa région natale (Ath Yenni), avait une vision internationale de la musique. D’ailleurs, c’est dans les années 70 qu’il reprendra une mythique chanson, San Fransisco de Maxime Le Forestier. Son adaptation à la langue kabyle, Tizi-Ouzou, Brahim l’envoya à ce dernier qui en témoignera plus tard sur France 2.

La chanson, chanté en duo avec Idir, fera un franc succès. Décédé il y a quatorze ans, Brahim reste encore vivant dans les mémoires. Des chansons mythiques qu’il a composées témoignent encore de sa grandeur. Une grandeur que ses amis et frères ont tenu à marquer par un hommage qui lui a été rendu, la semaine écoulée, dans son village à Ath Lahcène. Il est à rappeler que Brahim Izri est né le 12 janvier 1954 à Ath Lahcène dans la région des Ath Yenni.

Une journée qui marque éternellement le nouvel an amazigh. Après une enfance bercée par les chants mystiques de la zaouïa de Sidi Belkacem, le jeune Brahim s’envolera de ses propres ailes dans le monde fantastique de l’art. Des ailes qui ne lui feront jamais oublier ses racines car, à la fin de sa vie, il choisira de reposer éternellement à côté de son grand-père.

Akl N.