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TIZI OUZOU - Salon Djurdjura du livre

La 12e édition lancée

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La 12e édition du Salon «Djurdjura du livre», dénommé désormais «Tizi N’Udlis», a été lancée, samedi après-midi, à la maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Le coup d’envoi de la manifestation qui se poursuivra jusqu’au 23 du mois en cours a été donné par le wali, Mahmoud Djemaâ, en présence des responsables du secteur de la culture, du tourisme, de l’agriculture, mais aussi du chef de daïra, d’autres personnels de l’administration et d’une importante assistance. Une tournée a été effectuée à travers les nombreux stands, où étaient présentes, notamment, une trentaine de maisons d’éditions, une vingtaine d’auteurs et poètes pour la vente-dédicace de leurs ouvrages.

Le wali s’y est longuement attardé pour apprécier la qualité des nombreux thèmes et sujets traités par les auteurs. Il a écouté les gens de la profession et noté les obstacles qu’ils rencontrent, dont la cherté du papier et le prix de revient du livre, qui influent directement sur le prix de vente, lequel est souvent hors de portée. M. Djemaâ a indiqué dans ce sens : «C’est vrai que les réseaux sociaux et internet priment aujourd’hui sur le livre mais nous assistons avec joie et c’est à l’honneur des organisateurs de ce Salon, au retour à la lecture.» Le wali s’est aussi réjouit des ouvrages qui «traitent l’histoire et la Révolution» et a eu une longue discussion avec l’ancien secrétaire du colonel Amirouche, Djoudi Attoumi. D’ailleurs, ce dernier lui a fait part de sa rencontre avec Amirouche, l’humain et le baroudeur infatigable et inflexible, dont le souci majeur était l’indépendance du pays.

«Il est temps de s’occuper de l’écriture de l’histoire de notre pays avant que ces «bibliothèques et témoignages ne partent», a-t-il ajouté. La variété mais aussi la richesse des sujets pour adultes et enfants abordés ont poussé le wali à confier : «C’est un trésor que nous avons et le retour au livre ne fera qu’encourager l’enfant à la lecture, en prenant exemple de l’adulte, il s’armera progressivement.» Il est à rappeler que la Direction de la culture de la wilaya de Laghouat qui est invitée d’honneur de ce Salon a exposé la richesse et la diversité du patrimoine culturel propre à la région (musique, gasba, chants bédouis, habits traditionnels…) et des pans de son histoire. A cette occasion, la bibliothèque de la maison de la Culture Mouloud Mammeri a été baptisée au nom du précurseur de la langue amazighe, Si Amar Saïd Boulifa (1861 – 1931). Ainsi deux noms de géants de notre culture, notre identité et notre histoire millénaire se côtoient au sein d’un même lieu. La délégation a également apprécié les chants des deux chorales de la maison de la Culture et du CEM Mouloud Feraoun. Des chants de bienvenue et de meilleurs vœux à l’occasion de Yennayer 2979 ont été entonnés.
M A Tadjer