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TIZI-OUZOU - 1er Salon de la photographie

Le 8e art à l’honneur

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La 1ère édition du Salon de la photographie s’est ouverte, avant-hier, à
la Maison de la culture Mouloud Mammeri.

« Cette manifestation regroupant des photographes professionnels et amateurs vise à encourager les photographes et à pérenniser le patrimoine »,dira la directrice de la culture, Nabila Goumezine. Et d’ajouter: «C’est un événement ouvert à toutes les catégories de personnes, qui s’intéressent à cet art. Nous allons retrouver des écoles d’apprentissage dans le domaine de la photographie mais également des photographes professionnels et d’autres amateurs pour encourager nos jeunes à continuer sur cet élan parce que la photographie transmet un message, permet d’immortaliser un moment ou une action et met en relief le patrimoine, tout en attirant l’attention sur une problématique, à savoir : l’environnement, la condition féminine… Elle permet aussi de pérenniser un savoir-faire, que ce soit l’artisanat (bijoux, métier à tisser) les coutumes, comme le patrimoine immatériel. Ce Salon est un moment de partage entre les participants. D’ailleurs, nous sommes avides de ce genre d’expressions.»

Et la même responsable de poursuivre : «Pour la première édition, on n’a pas voulu rendre un hommage particulier ni choisir un thème. On a donné la possibilité à tout un chacun de s’exprimer.»

Le Salon a été marqué par une exposition de plus de 80 photographies, qui traitent différents thèmes, notamment le patrimoine, la nature, le noir et blanc, les portraits et la photo artistique. D’anciens appareils photo, des matériels vidéo et des accessoires étaient également exposés, au niveau du hall et de la salle Zemirli de cet établissement. Des ateliers d’initiation à la photographie et le mouvement dans la photographie ont été encadrés par l’école Studio 21 et une agence spécialisée.

Une conférence sous le thème «La grammaire de l’image» a été animée par le réalisateur et photographe Yazid Arab, qui a parlé des axes, des angles et des valeurs des plans, de la focale et de la grammaire de l’image : «Il faut que les jeunes photographes comprennent qu’il y a une grammaire à apprendre : quand on lit une image, on peut faire des erreurs. On a expliqué aux présents ce qu’est la grammaire de l’image et, bien évidemment, on leur a parlé de la création. Les sens du regard ou de la lecture, le contraste clair obscure des couleurs chaudes et froides.» Et de continuer : «Il ne faut pas rester juste dans la technique à apprendre et savoir uniquement comment manipuler un appareil photo. Quand on vous donne un outil, il faut arriver à créer avec.». Plusieurs ateliers sont prévus durant ce Salon, à savoir : le noir et blanc, le mouvement dans la photographie et Photoshop. «La formation est importante. A cet effet, des ateliers d’apprentissages sont programmés», souligne Mme Goumeziane. «On souhaiterait, en tant que Direction de la culture, relancer l’atelier photographique, qui existait jadis au sein de l’établissement. Nous avons tous les moyens techniques, logistiques et humains pour le faire», a-t-elle dit.

Enfin, pour rehausser ce Salon, un concours a été lancé «pour qu’il y ait un engouement à cet évènement. J’espère que cela va se perpétuer chaque année», a ajouté la directrice. Azedine Kaci Oulhadj, le photographe qui a exposé deux œuvres sous le thème «Le regard du théâtre», explique : «C’est bien d’avoir un autre regard sur une scène théâtrale avec une image figée. J’ai pris la première photo, lors de la présentation de la pièce «Juba II», produite par le Théâtre régional Kateb Yacine, et la seconde lors de la pièce produite par l’association «Takerbouzt» intitulée «Mama Alegria».

Quant à la photographe Célia Ameur, elle dira : «La photo est une passion que j’ai depuis toujours. C’est un rêve d’enfant, qui s’est réalisé. En suivant une formation à l’école Studio 21, je me suis perfectionnée. Lors de ce Salon, j’ai exposé des œuvres artistiques ainsi que des photos de la nature. J’aime les photos hors du commun, qui ont une touche artistique.»

Pour rappel, ce Salon, qui s’étalera sur quatre jours, a vu la participation de trente photographes, deux écoles de formation dans la photographie, l’Association culturelle des arts cinématographiques et deux conférenciers.
Sonia Illoul