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Tizi Ouzou - Théâtre régional Kateb Yacine

Lefrisa N Ucengal captive !

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La générale de la pièce théâtrale Lefrisa N Ucengal (Gibier de potence) a été présentée, samedi dernier, au Théâtre régional Kateb Yacine (TRKY).

C’est une production d’une jeune association culturelle Ameqyas du village Taksebt (Tigzirt), en collaboration avec le théâtre régional Kateb Yacine. Sollicité par cette association, pour former ses jeunes talents de la région de Tigzirt, le metteur en scène Lyès Mokrab a accepté. Il a alors monté un spectacle d’atelier, en fin de formation. «C’est une comédie noire. C’est mon premier essai dans cette catégorie de spectacles !», a-t-il indiqué. Et de poursuivre : «Lefrisa N Ucengal» est une réécriture à partir de l’original Gibier de potence de Georges Feydeau, dramaturge, peintre et collectionneur de tableaux (1862-1921). L’histoire se passe dans un café où chantait Calla Balla (rôle campé par Lylia Semane). Vu sa beauté et sa belle voix, elle attirait de nombreux prétendants, même si elle était mariée à l’herboriste Hawlilu, rôle joué par El-Hadi Bouhadoun, portant pantalon bouffon et bretelles. La discussion allait bon train à la maison entre le couple, mais le mari était méfiant.

Quant à sa femme, elle usa de toute sa ruse pour cacher ce qu’il ne fallait pas dévoiler ! Mais peine perdue ! Le mari a découvert qu’elle le trompait avec un certain Ihented, joué par Kader Lotfi, qui venait souvent chez elle. L’amant, pour sa part, n’a pas caché sa relation et l’a dévoilée devant une salle pleine de jeunes, qui en riaient. Que doit faire le mari ? Alors que tout le monde s’attendait à un conflit, il a adressé une lettre anonyme au commissaire de police, rôle interprété par Tarik Bounachdéne. Un certain Lemercier, qui voulait avoir la chanteuse comme épouse, s’est présentée chez elle et trouva son mari. Il s’est retiré, après avoir décliné son identité, mais a oublié son parapluie. Ensuite, une information sur un crime est donnée par un journal que l’amant a ramené à sa maîtresse. L’auteur du crime est vite identifié. Il s’agit de Lemercier. C’est la déroute, l’affolement. A ce moment-là, Lemercier est revenu pour récupérer son parapluie. Interrogation? Puis, on sonna à la porte. Aqqedac (Massinissa Bouracdène) l’ouvrit. Le commissaire est entré avec deux policiers (Nadir Khellat et Masten Bouicha). D’un interrogatoire à l’autre, c’est l’embrouille. De ce fait, il décida de les arrêter tous et, au commissariat, ils passèrent aux aveux.
M A Tadjer