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OUAMAR ANTAR, vice-président de l’association Yessis idhourar

«Préserver la culture algérienne»

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Le vice-président de l’association culturelle Yessis idourar, Ouamar Antar, livre dans cet entretien le programme des activités de son association et retrace son parcours.

La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous nous présenter votre association ?
Ouamar Antar :
L’association Yessis idhourar, dont le siège est situé à Tizi-Rached, a été créée en 1994. Elle est composée de quinze membres et de nombreux adhérents, tout âge confondu. Notre association est toujours en activité parce qu’on a un plan d’action durant toute l’année. Nous collaborons avec plusieurs directions, à savoir la culture, le tourisme, l’artisanat, l’industrie et les affaires religieuses. Nous avons, en outre, une convention avec les établissements pénitenciers de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Quel genre d’activités organisez-vous ?
Nos activités sont notamment les défilés de mode, la danse folklorique, le théâtre, des expositions de produits de terroir, à savoir la poterie, le tapis, le bernous, la robe kabyle, des plats traditionnels… Nous organisons aussi des festivals nationaux de l’art et du chant traditionnels (lemdih) au niveau des zaouïas. Ça nous arrive aussi d’organiser des hommages, comme ceux rendus au journaliste de la chaîne II de la radio nationale, Said Freha, et à l’artiste Mohamed Allaoua.

Parlez-nous de vos participations ?
Nous avons élaboré des activités dans les 48 wilayas. Au niveau international, nous avons participé en France, en Italie, en Belgique, en Roumanie, en Tunisie et au Maroc et dans le cadre des échanges de l’union européenne et du mouvement associatif. La communauté algérienne est contente de nous voir. Les étrangers montrent beaucoup d’intérêt pour ce que nous présentons.

Quel est l’objectif de l’association ?
Notre objectif est de préserver la culture algérienne en général et kabyle en particulier, nous ressuscitons les traditions afin de les transmettre aux futures générations.

Qu’avez-vous programmé pour l’année en cours ?
Nous avons programmé la 5e édition du Festival du chant traditionnel (lemdih) qui se déroulera cette année à Akfadou, car l’an dernier il a eu lieu à Tassaft Ouguemoune. Il y aura également des hommages. Nous avons aussi une sortie au mois d’avril prochain en Afrique du Sud (C’est une association kabyle créée par des personnes originaires de Boghni qui nous ont invités) et au mois de juin nous allons nous déplacer en Italie à San Siro pour organiser un grand mariage traditionnel.

Entretien réalisé par Sonia Illoul