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PARUTION - Un récit presque imaginaire, d’Ismaïl Boughareb

Un regard dans le rétroviseur sur l’enfance

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Un récit presque imaginaire est le premier roman d’Ismaïl Boughareb, né le 18 juillet 1960 à Taourirt Mimoun, relevant de la commune d’Ath Yenni.

Le roman est paru en 2018 aux éditions «La Pensée». Il est composé de quatre parties, réparties par sous-titres (9-6-8-8) sur 138 pages. Dans son roman, Ismaïl relate les temps pas trop anciens, l’enfance que chacun de nous a vécue tant bien que mal, les conditions de vie très modestes des familles dans nos villages.

Il aurait pu embrasser l’art et devenir comédien, artiste ou peintre mais c’était compter sans le destin qui l’avait conduit dans le secteur de la santé publique, où il a exercé la profession de laborantin, tout en ayant un penchant, une obsession pour la littérature. Aujourd’hui, à la retraite, il rassemble les textes et autres paragraphes mis de côté pour aboutir à ce roman. L’auteur donne le nom de «Ithri» (l’étoile du matin ou de la nuit) au personnage principal. Un garçon comme tous les autres de son âge, ayant vécu et grandi dans un village de montagne de la Kabylie.

Ce garçon, qui aurait aimé devenir un cadre de la nation, revendique son amour pour l’art sous toutes ses formes et aspects : musique, peinture, sculpture, littérature… Il était fasciné par ce «trésor» qu’il avait découvert dans le grenier. L’exploitant, il est plongé dans d’innombrables souvenirs d’enfance que l’auteur relate avec beaucoup de facilité. Le langage universel de la peinture lui redonnait espoir et son innocence s’accentuait. Mais vite, il est déçu par le vol de ses toiles. Ithri voyage et visite de nombreux pays. Un voyage qui se fait dans son imagination.

Il est vite rattrapé par la réalité. «Découragé par la disparition de ce trésor, il renoue avec ses habitudes : jeux d’enfance, contes autour de l’âtre racontés par la vieille Na Aïcha. Chaque saison lui donne prétexte à espérer : le printemps avec ses parfums, ses fleurs, ses papillons aux nombreuses couleurs éclatantes ; l’hiver avec la chaleur du foyer chauffé au bois, les contes et récits autour du feu, en pleine nuit.

Pendant que la neige tombe silencieusement, les enfants s’adonnent à cœur joie à leurs jeux préférés : glissade, bataille de boules de neige… Puis, place à l’automne avec ses fruits et ses labours. L’été, la saison des fêtes, des moissons, des fenaisons… Un récit entre l’imaginaire et la réalité. Des jeux disparus de nos jours et remplacés, sournoisement, par la technologie.

M A Tadjer