Une section de la route reliant la commune de Boudjima au chef-lieu de la wilaya, via Makouda, à la sortie du village Tarihant, risque de céder à tout moment à cause d’un affaissement qui date de plusieurs années.
L’affaissement s’est aggravé à la suite des intempéries, des travaux publics effectués aux alentours et du laisser-aller. Desservant les deux communes de Boudjima et Makouda, ce tronçon d’une centaine de mètres a toujours été l’abandon.
Par conséquent, la crainte des usagers de la route, notamment ceux de Boudjima, l’empruntent la peur au ventre, surtout que les dernières pluies ont causé d’énormes fissures, largement visibles sur le bitume, alors que le niveau de la route, sur une dizaine de mètres, a comme baissé de plusieurs centimètres.
Ce qui dénote un danger imminent. Il faut dire que le lieu où est signalé ce point noir, appelé l’Aïnser Tghanimth, est connu depuis longtemps pour ses glissements de terrain. Dans les années 70, ce tronçon était emprunté mais pas autant qu’aujourd’hui, la circulation automobile étant devenue plus dense.
Depuis plus de deux décennies, la liaison entre la commune de Boudjima et le chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou se fait via ce tronçon pour l’écrasante majorité des habitants de ce versant. A Boudjima, seuls deux ou trois villages utilisent encore le tronçon de la daïra d’Ouaguenoun.
Raison pour laquelle aujourd’hui, les populations espèrent que les deux Assemblées communales de Boudjima et de Makouda s’assoient autour d’une table pour discuter sérieusement du problème, qui risque de priver les populations de leur gagne-pain, étant donné que le glissement prend une ampleur alarmante.
Quelques transporteurs comptent déposer le bilan et cesser l’activité parce qu’estiment-ils, pour contourner ce passage, il va falloir passer par Ouaguenoun ou carrément du côté de Mizrana. Ce qui impliquera, de facto, une augmentation des tarifs. «L’angoisse s’accompagne aussi d’une colère qui couve encore mais qui risque d’éclater si le glissement coupe la route et cause d’autres dégâts», signale un automobiliste parcourant quotidiennement cet axe routier. Du côté des élus des deux municipalités, rien ne semble annoncer une quelconque prise en charge.
Akli N.

