Le volet aménagement urbain accuse des insuffisances criardes dans la municipalité d’Ath Mansour, située à 45 km à l’Est de Bouira. En effet, beaucoup de bourgades relevant de cette commune agropastorale sont aux prises avec des déficits en ce volet précis, plongeant ces «cités» dans un marasme complet. Parmi ces bourgades, l’on peut citer Tansaout, Ath Zeggane, Tihemamine et Passala.
Ces hameaux périphériques au chef-lieu communal enregistrent des carences en aménagement urbain, ce qui influe négativement sur le quotidien des habitants déjà peu reluisant. Si l’on prend l’exemple de Tansaout, une bourgade située à la lisière de la RN5, les accès internes de ce petit village grandissant ne sont pas encore aménagés. Ils sont, de ce fait, poussiéreux en temps sec et boueux à la tombée de la pluie, ce qui n’arrange guère les choses aux habitants. Quand au chemin qui y mène, il est toujours à l’état de terre battue.
«L’aménagement urbain manque cruellement dans notre patelin (Tansaout, nldr) où il n’y a ni trottoir, ni ruelle bétonnée. L’éclairage public enregistre pour sa part des carences flagrantes. Notre petit village s’étend tous azimuts, mais l’aménagement y fait encore défaut. Certaines habitations nouvellement construites ne sont toujours pas raccordées aux différents réseaux vitaux, comme l’électricité, l’assainissement et le gaz naturel.
Cependant, je me pose la question : Cette situation dans laquelle est confiné notre village va durer jusqu’à quand ?» s’interroge l’un des habitants de Tansaout. S’agissant des autres bourgades, comme Passala, Tihemamine… c’est presque le même topo avec des carences en aménagement urbain qui sautent aux yeux. Cette localité, faut-il le souligner, connaît une expansion urbaine soutenue avec de nouvelles habitations qui voient le jour à tout bout de champ, lesquelles devraient à chaque fois être raccordées aux réseaux divers.
Y. S.

