Deux bâtiments, construits il y a quelques années sur le site de l’ancien marché couvert, menacent de s’effondrer à tout moment.
Les citoyens se rendant au centre-ville d’Aïn El-Hammam ne manquent pas de signaler le «danger imminent qui risque d’avoir des conséquences incommensurables sur les personnes et les biens».
Les deux bâtisses en question, réalisées en partenariat entre l’APC et un promoteur immobilier, avaient commencé à montrer des signes de dégradation bien avant la fin du chantier. Suivant le mouvement de terrain, ils ont fini par pencher vers le sud, comme pour l’ex-marché couvert durant les années soixante-dix.
Les passants ne peuvent pas emprunter la grande rue sans jeter un regard au dernier étage de l’un des immeubles qui «s’éloigne» petit à petit du bâtiment mitoyen, encore debout. Plus d’un mètre les sépare maintenant et l’écart ne cesse de d’étendre. L’APC a pris la décision de démolir les deux bâtiments, mais l’exécution tarde.
«Il faudrait que la wilaya dégage le budget nécessaire à cette tâche», dit-on. Mais en attendant, le danger plane quotidiennement sur ceux qui occupent des fonds de commerce et les logements, en hauteur, qu’ils ont acquis avec leurs propres deniers.
Le problème de recasement risque de se poser pour ces locataires, comme pour ceux qui avaient été délocalisés, en 2009, lors de la destruction des bâtiments de la rue Bounouar. Les commerçants ambulants qui étalent leurs marchandises en contrebas des immeubles ne sont pas, non plus, épargnés par le danger.
Loin de se douter du risque qu’ils encourent, d’autres commerçants installent leurs étals, chaque jour de marché, au niveau du sous-sol de ces bâtiments en mouvement. S’y croyant à l’abri du froid et de la pluie, ils semblent ignorer que la bâtisse qui les abrite des intempéries se trouve dans un état dont personne ne peut prévoir le moment de l’effondrement.
L’écroulement, suite aux neiges et aux pluies qui s’infiltrent par les multiples failles apparues aux alentours, risque d’être accéléré. La chaussée est déjà déformée et affaissée à plusieurs endroits sur le tronçon allant du Monument à la station des fourgons d’Ath Menguellat. Tant de signes montrent que le danger est là et devraient alerter avant qu’un drame ne survienne.
Un jour que la population ne souhaite pas voir arriver. A signaler, par ailleurs, que les vieilles maisons à un étage, héritées de la colonisation, s’effritent brique par brique, menaçant de s’écrouler sur le trottoir de la grande rue.
A. O. T.

