Bien que situé en plein centre-ville de Sour El Ghozlane, le quartier Djeddi Abdelkader est sans aménagement. Ses habitants n’ont cessé d’interpeller les responsables locaux pour mettre fin à leur calvaire, en vain.
En effet, les pistes de ce quartier sont caractérisées par l’absence de bitumage et se transforment, de ce fait, en un véritable bourbier, en hiver, alors que des nuages de poussière s’en dégageant en été. Les taxis et les ambulances ne peuvent s’y aventurer pour l’évacuation des malades, du fait de l’impraticabilité de la chaussée.
«Notre cité ressemble à tout sauf à un quartier urbain. Nous ne comprenons pas pourquoi d’autres cités construites récemment ont bénéficié du revêtement des rues, alors que ce quartier demeure sans aménagement, ce qui en fait un quartier hideux, poussiéreux et repoussant, regorgeant de nids de poule et de saletés», déplore un habitant de ce quartier. Parmi les contraintes énumérées par les résidents figurent également l’absence d’éclairage public ainsi que le délabrement du réseau d’assainissement qui, selon eux, nécessite, plus que jamais, une remise en état urgente.
Pour ce qui est des moyens de divertissements et de distraction, c’est plutôt le dénuement. Les jeunes sont contraints de négocier des matches avec les jeunes d’autres quartiers dotés d’un stade matico, s’ils veulent pratiquer leur discipline sportive préférée, en l’occurrence le football.
En somme, les habitants de ce quartier réclament la mise en œuvre de travaux d’aménagements urbains qui amélioreraient, un tant soit peu, leur cadre de vie. Ils lancent de ce fait un appel aux autorités locales pour que leurs revendications soient satisfaites dans les meilleurs délais.
Massinissa A.

