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Tizi Ouzou : Les risques d’intempéries guettent les villes et les villages

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La saison hivernale arrive déjà à grand pas et rien ne semble être fait au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou pour tenter de contrecarrer les éventuelles intempéries, qui ont de tous temps fait des dégâts plus ou moins graves, à travers les différentes localités de la wilaya.
Le souvenir de 2007, lorsque des quartiers entiers ont été envahis par les eaux pluviales, est encore vivace dans les esprits. Les pouvoirs publics peuvent peut-être s’enorgueillir d’avoir réussi à éviter de telles catastrophes depuis, mais toujours est-il que les inondations ont mené la vie dure à la population durant notamment les premières pluies de l’année dernière et celle d’avant. L’on se rappelle d’ailleurs qu’à la moindre forte chute de pluie, des routes se transforment en véritable piscine, rendant ainsi la circulation difficile. Il n’est nullement nécessaire d’être un spécialiste en la matière pour déduire que les causes de ces situations sont dues, en premier lieu, à l’absence de conduites d’évacuation d’eaux pluviales.
Tizi Ouzou risque de connaître les mêmes situations, dans la mesure où aucune amélioration dans le domaine n’a été enregistrée dans le domaine, puisque peu d’ouvrages ont été réalisés. Pis encore, si par le passé l’on assistait au nettoyage des fossés et des caniveaux, à la veille de l’arrivée de l’hiver, connu pour sa rigueur dans la région, force est de constater que peu d’efforts sont déployés cette fois, pour assurer une saison sans intempéries. En effet, l’hiver s’annonce encore plus rude, pas forcément côté météorologique, mais surtout avec les risques d’intempéries qui guettent les villes et villages de la wilaya de Tizi Ouzou.
Une wilaya qui demeure un grand chantier et où les projets entrepris ne semblent pas vouloir connaître leur fin. En fait, non seulement, on ne se soucie guère à réaliser des réseaux d’évacuation, qui peuvent épargner des situations dont les conséquences ne peuvent être que très lourdes, mais les responsables et les entrepreneurs ont comme cette manie de ne jamais remettre en place ce qu’ils ont creusé auparavant, pour travaux. Cela lorsque le projet est qualifié d’achevé. Ce n’est certainement, pas les exemples qui manquent pour illustrer cet état de laisser-aller, qui laisse pantois les villageois. Dernièrement, au niveau de la localité de Tamda, dans la commune de Ouaguenoun, des travaux ont été entrepris afin de réaliser une conduite d’assainissement, mais voilà qu’une fois achevée, la route que traverse le réseau n’a pas connu de réfection. Elle est depuis, sens dessus-dessous. Ainsi, les automobilistes, qui empruntent ce chemin qui relie la commune de Fréha à Tamda et par le chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou, souffrent au quotidien et craignent le pire à l’approche de la saison hivernale. Il est en effet, certain que l’état de cette route se dégradera davantage avec la tombée des pluies. Qu’à cela ne tienne, ce sont surtout les habitants de ce village qui se trouvent sérieusement menacés. Dans son état actuel, ce chemin constitue en effe, un véritable danger pour les foyers, car ces derniers risquent de constituer “un refuge” pour les eaux pluviales, lesquelles ne trouveront pas de canaux d’évacuation. Ce n’est là qu’un petit exemple, sinon, force est de constater que les caniveaux et autres conduites d’évacuation de ces eaux, lorsqu’ils existent, se trouvent obstrués un peu partout. Qu’attend-on alors pour agir ? A vrai dire, à Tizi Ouzou, on a adopté cette culture à réagir… après coup ! Une fois que le drame est consommé. Pourtant, des inondations sont déjà signalées ici et là à travers le pays. Ce qui s’est passé avant-hier dans les wilayas d’El Bayadh, M’sila, Ghardaïa et Batna où une douzaine de morts sont à déplorer et des dégâts matériels enregistrés, suite aux dernières intempéries, doit donner à réfléchir aux pouvoirs publics afin d’ordonner, prioritairement, le nettoyage des caniveaux bouchés et la prise en charge effective d’autres travaux relatifs à la préparation de la saison hivernale.

M. O. B.