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Béjaia : La grève des syndicats autonomes massivement suivie

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Un mois jour pour jour après la date de la rentrée scolaire ,voilà que la plupart des établissements, du moins ceux affiliés aux syndicats autonomes de l’éducation, sont paralysés à hauteur de 89.78 selon les chiffres donnés par l’UNPEF et de 89 % d’après ceux communiqués par et le Cnapest. Quant à la direction de l’éducation malgré nos efforts, nous n’avons pas pu avoir son estimation du taux de suivi de la grève.
Si le CLA et le Satef appellent à une grève de trois jours seulement, l’UNPEF et le Cnapest optent carrément pour une grève illimitée jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Les deux premiers syndicats insistent surtout sur l’indexation de la valeur du point indiciaire, le coût de vie et la révision des statuts du personnel de l’éducation car ils estiment que ceux actuellement en vigueur sont plus  » injustes et plus iniques que les précédents « . Pour l’UNPEF et le Cnapest dont les principales revendications se rejoignent, il s’agit , en plus de la révision des statuts particuliers des travailleurs, de mettre en application le régime indemnitaire dont le PV est signé par le ministère de l’Education, la Fonction publique, l’Inspection du travail et les syndicats, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008.
Ensuite, ils citent la promulgation des textes de gestion des œuvres sociales des travailleurs de l’éducation avec maintien des commissions de wilaya et nationale pour permettre de sauvegarder l’aspect de solidarité des œuvres et avec passation de consignes entre les gestionnaires partant de l’UGTA et les nouvelles commissions.
Figurent aussi parmi les revendications communes ,le dossier des retraites pour lequel ils demandent à participer en tant que partenaire à part entière et la concrétisation du PV du 4 avril 2011 relatif à la médecine du travail au profit des travailleurs. L’UNPEF qui compte dans ses rangs les enseignants du primaire et du moyen, inscrit aussi dans la liste de ses doléances, l’allégement du volume horaire des enseignants du primaire, de la suppression pour ces enseignants des activités périscolaires, comme ils ajoutent également dans leur plateforme de revendication, l’intégration des corps communs et des ouvriers professionnels dans le secteur de l’éducation.
Cependant les parents d’élèves qui ne sont pas contre l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants tous corps confondus souhaitent également que ces derniers ne perdent pas de vue l’intérêt de leur progéniture. Car l’année scolaire qui ne va seulement de septembre à fin mai est vraiment courte, surtout si on lui enlève les vacances d’automne, d’hiver de printemps et le temps consacré aux devoirs et compositions. Si encore, on ajoute, explique un parent d’élève rencontré aux abords d’un lycée, à ces journées non travaillées celles des grèves, il ne restera pas grand-chose comme heures de cours à dispenser aux élèves.

B. Mouhoub