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Son conseil national a opté pour le maintien de son mouvement de grève

L’Unpef s’insurge contre la tutelle

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L’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef) a entamé hier, son mouvement de grève. Ce syndicat a, à l’issue de son conseil national tenu le 9 octobre dernier à Alger, décidé de maintenir le principe de grève nationale illimitée, jusqu’à satisfaction des dossiers restés à ce jour en suspens.

Cette grève illimitée est alimentée par  » la lenteur et le manque du sérieux de la tutelle qui prend tout son temps pour donner une suite concrète au procès verbal du 21 avril 2011 et privilégie le style des promesses « , a déploré hier ,le président de l’Unpef, M. Sadek Dziri en marge d’une conférence de presse tenue au niveau de son siège national, à Alger.
Ce syndicaliste a ,en outre, dénoncé l’absence d’un accord cadre officiel de conciliation conformément à la loi n° 90/02 régissant les conflits collectifs.
Par ailleurs, le président de cette entité syndicale a tenu à préciser que  » nous n’avons pas réclamé des augmentations de salaire, mais nous demandons à la tutelle de rattraper les disparités flagrantes entre le salaire des travailleurs de l’éducation et ceux des autres secteurs de la fonction publique « .
Le président de l’Unpef a salué les augmentations de salaires obtenues dans le secteur de l’éducation nationale, indiquant que « nous avons enfin reconquis notre droit « . Celui-ci n’a pas omis de dénoncer avec force  » la seconde tentative du ministère de l’Education d’outrepasser les syndicats par sa correspondance n° 788 du 9 octobre 2011 en passant par les médias lourds « .
L’Unpef veut à travers ce mouvement de grève, exiger  » la correction du dysfonctionnement du statut particulier et la concrétisation du principe de solidarité qui doit régir les œuvres sociales et mode de fonctionnement démocratique, ainsi que la réduction de l’horaire de travail des instituteurs et la remise en cause des activités périscolaire « . Ce syndicat demande également  » la révision des vacances scolaires des wilayas du sud, la révision des primes des zones du sud au vu du décret n° 95/300, et l’intégration des travailleurs appartenant aux corps communs « .
Cet organisme syndical par la voix de son président a réitéré son attachements aux dossiers socioprofessionnels soumis à la négociation, notamment le dossier des œuvres sociales par la promulgation d’un nouvel arrêté déterminant le mode de gestion qui maintient le principe de solidarité par voie d’élections démocratiques des commissions de wilaya et de la commission nationale, ceux de la médecine du travail, de la prime de zone et d’excellence et du logement et de la retraite.
Ce syndicat maintient sa session ouverte et appelle tous les travailleurs tous corps confondus à se mobiliser pour faire réussir cette action de protestation.

L.O.Challal