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Aïn Zebda, Tala Rana, que de ZET en projet mais...

Tikjda à réinventer !

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Il se trouve que même la destination Tikjda, réputée pour être la fierté de la wilaya, a perdu de son lustre d’antan. La situation de ce site, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, n’a aucunement évolué.

Bouira, une wilaya principalement à vocation agricole, présente des atouts non négligeables et recèle des potentialités énormes particulièrement dans le secteur touristique, lui offrant des opportunités d’investissement et des perspectives de développement à moyen et long terme. Un de ces atouts réside, notamment dans sa géographie dominée par des reliefs montagneux, de haute altitude regorgeant une faune et une flore des plus luxuriantes. La chaîne du Djurdjura, et son versant sud regorge d’innombrables sites aussi beaux les uns que les autres, aux prédispositions naturelles indéniables à même de faire immerger un tourisme de montagne. Un segment très spécifique à la wilaya et ses potentialités, qui gagneraient à être développé dans la perspective de créer de la richesse et de la valeur ajoutée. De Aïn Zebda, en passant par Tala Rana, à Tikjda, ces zones à vocation touristique ne manquent pas. Seulement, et à l’exception de Tikjda, le seul site promu il y a bien longtemps en station climatique, à la faveur de l’implantation d’infrastructures touristiques, les zones à grands potentiels touristiques n’ont pas dépassé le stade d’avant-projets, même si des études visant leur promotion en zones d’extension touristique (ZET) ont été présentées au cours de cette année. Il se trouve que même cette destination qui est Tikjda, la fierté de la wilaya, a perdu de son lustre d’antan. Au sein de site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, la situation n’a aucunement évolué. Un hôtel (le Cnslt), un chalet (le Kef) dont l’édification remonte à plusieurs décennies déjà des télésièges à l’abandon, quelques infrastructures en travaux, voilà à ce que ressemble Tikjda en 2011.
On a beau vanter cette destination touristique, imaginé d’implanter toutes sortes de projets et pérorer sur la promotion du tourisme dans cette région, au jour d’aujourd’hui, tout est resté au stade de l’imagination, sans que quoi que ce soit n’a pu être concrétisé. Aussi pour les sites d’Aïn Zebda et de Tala Rana dont les projets peinent à voir le jour. Il faut dire que l’absence d’une politique et d’une vision claire et globale des pouvoirs publics pour ce secteur en sont les principales raisons qui ont fait que le tourisme a du mal à connaître un démarrage. Ceci étant dit, un intérêt particulier semble être accordé à ce secteur qui est le tourisme, et les regards commencent sérieusement à y être braqués.
A Bouira par exemple, de nouvelles infrastructures hôtelières sont en cours de réalisation et on commence sérieusement à y songer au scénario les plus à même d’hisser le secteur au rang de locomotive de développement, aux côtés du secteur agricole. On a vu tout récemment, le lancement d’un Festival de la chanson sur le site de Tikjda. Un événement qui pourrait captiver l’intérêt de la population et des amoureux du tourisme.
Autre signe qui renseigne sur l’intérêt grandissant des pouvoirs publics pour le secteur, la nouvelle vision des responsables du secteur qui consisterait à dégager un segment plus approprié aux spécificités locales associant tous les acteurs clés, dans les différents domaines. En tout état de cause, et enjeux économiques obligent, le tourisme semble la seule alternative qui s’offre au pays en matière de développement, en substitution à une économie rentière longtemps basée sur les hydrocarbures.
Cependant, du chemin reste encore à parcourir tant au niveau local que national avant de voir le tourisme promu au rang d’une économie de substitution génératrice de richesse et créatrice d’emplois.

D.M.