Accueil Dossier Quand l’infrastructure fait défaut

Tizi-Ouzou Des stades non homologués, des salles abandonnées…

Quand l’infrastructure fait défaut

2765

Considérée comme l’une des wilayas qui comptent le plus grand nombre de clubs de football en exercice, Tizi-Ouzou reste, toutefois, parmi les dernières en matière d’infrastructures.

En effet, avec une quarantaine d’équipe de football, affiliées à la ligue de football de wilaya, Tizi-Ouzou peut se targuer du titre de championne d’Algérie en nombre de licenciés. Une donne qui ne doit pas, pour autant, cacher le problème épineux du manque de stades. En théorie, les autorités locales devraient bâtir un stade au niveau de chacune des 67 municipalités que compte la wilaya de Tizi-Ouzou. Mais, malheureusement, dans les faits, la plus part des communes, notamment les plus déshéritées, ne disposent même pas d’un terrain vague permettant aux jeunes de pratiquer leur sport favori. Ne parlons pas de salles omnisports, car ces dernières se comptent sur les doigts d’une seule main au niveau de toute la wilaya. Paradoxalement, la wilaya de Tizi-Ouzou dispose de nombreuses associations sportives affiliées aux différentes ligues et fédérations, telles que le hand-ball, le volley-ball et le basket-ball. Des sports qui exigent des infrastructures homologuées pour pouvoir prétendre aux compétitions officielles. Les clubs de volley-ball, de handball et de basket-ball de la wilaya se retrouvent, à chaque fois, dans l’obligation de chercher une salle pour disputer leurs rencontres officielles. C’est le cas des associations de volley-ball d’Azazga qui se retrouvent chaque week-end dans l’obligation de se déplacer à Azeffoun pour pouvoir jouer leurs rencontres, pour la simple raison que la salle de leur commune se trouve dans un état lamentable. C’est, d’ailleurs, le cas de la quasi-majorité des chefs-lieux communaux où les salles de sports sont quasiment inexploitables. Des Communes réputés, pourtant, pour être des pourvoyeuses de champions dans différents sports. On peut citer Ouadhias, Béni Douala, Tizi N’tleta, Mâatkas pour le judo et les arts martiaux, Boukhalfa, Tizi Rached, Mekla et Azazga pour la boxe et Fréha, Azazga, Azeffoun pour le volley-ball. Même le sport universitaire est, aujourd’hui, inexistant faute de salles adéquates. Les rares étudiants qui font encore de la résistance se désistent au bout d’un certain temps. Pourtant, la wilaya de Tizi-Ouzou a connu des périodes fastes dans le sport universitaires, avec des athlètes qui ont honoré non seulement la wilaya mais tout un pays, dans différentes compétitions internationales. Aujourd’hui, l’Etat doit revoir sa politique en matière d’infrastructures sportives. La wilaya de Tizi-Ouzou, avec une population dépassant le million d’habitants, a droit à des infrastructures dignes de ce nom au niveau des villes et des villages. Bâtir un stade de 50.000 places à coup de centaines de milliards de dinars est une bonne chose, mais avant cela, il faudra d’abord penser à aménager des stades et construire des salles au quatre coins de la wilaya, car cela concerne des dizaines de milliers de jeunes qui n’ont que le sport pour respirer.

Des améliorations, mais …

Comme dans tous les domaines, beaucoup de projets ont été réalisés, mais il y a toujours des manques. C’est le cas du secteur de la jeunesse et des sports au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou qui en souffre énormément. Les infrastructures sportives en général et les stades de football en particulier, qui existent dans la région, ne peuvent répondre aux besoins de cette classe juvénile qui pratique son sport préféré. Certes, l’Etat a fait de son mieux pour répondre aux attentes des sportifs, mais plusieurs projets sont restés sans suite depuis des années. Les stades d’Ait Abdelmoumène, Sikh Oumeddour, Tala Athmane, Zeboudj Kara, Frikat, Tafoughalt, pour ne citer que ces derniers, ne sont pas opérationnels, ce qui obligent les équipes du MSA, l’USTA, l’ESSM, le CSF, le l’ASI et l’UST à recevoir leurs adversaires en dehors de leurs bases.

Neuf terrains gazonnés en tartan, en attendant six autres

Depuis l’année 2010, pas moins de six terrains gazonnés en tartan ont été réalisés. Il s’agit de ceux d’Oukil Ramdane, d’Azazga, de Boghni, de Tizi Rached, de Draâ El Mizan, d’Azeffoun, de Draâ Ben Khedda, de Béni Douala et bientôt celui de Yakouren. Six autres stades seront dotés de pelouse synthétique : Il s’agit de ceux de Tadmait, Mekla, Ouadhias, Ouaguenoun, Tigzirt et Larbaâ N’Ath Irathen. Les appels d’offres ont été déjà lancés et les travaux vont débuter entre Avril et Mai prochains. En attendant la réalisation de ces projets, d’autres localités souhaitent voir leurs terrains dotés de pelouse synthétique. A titre d’exemple, ceux d’Ait Yahia Moussa, Tizi Gheniff, Mechtras, Makouda, Fréha et autres.

Amazigh Omar