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Tizi-Ouzou Locaux à usage professionnel

4 203 unités achevées, mais…

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Le programme des 6 700 locaux à usage professionnel, initié dans le cadre du programme du président de la République en 2006, affectés pour la réinsertion sociale des jeunes chômeurs, pourrait être clôturé, à Tizi-Ouzou, durant l’année en cours, a-t-on appris auprès de M. Aït Ammar, chargé de ce dossier au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Au volet des chiffres, un document concernant l’état d’avancement de ce programme, arrêté le 15 décembre dernier, démontre que le nombre de locaux inscrits au profit de la wilaya est de 6 700, sur lesquels 1055 unités ont été annulées à la fin 2012. Quant au nombre de locaux en phase d’exécution, il est de 5645, dont 4 203 ont été achevés. « Au début, ce programme comportait 6700 locaux, c’est-à-dire 100 locaux pour chaque commune. Mais par la suite, il a été réduit, à la fin de l’année 2012, de 1 055 locaux, car ayant connu quelques difficultés. Ce qui fait que le programme est passé à 5 645 locaux sur lesquels 4 203 sont achevés, dont 1120 en 2011, 754 en 2012 et 316 en 2013 », dira M. Ait Ammar qui ajoutera : « Nous avons également enregistré environ 300 locaux dont les travaux sont à un taux d’avancement de 90%. Pour le début du premier trimestre de l’année en cours, nous attendons la réception de près de 300 locaux, ils sont à 90 et à 95% de taux d’avancement des travaux. 20 locaux à Azazga, 33 à Draâ Ben Khedda, 38 à Beni Yenni, 100 à Mechtras, 50 à Tigzirt et 45 à Maâtkas ont été réceptionnés au titre de l’année 2013. Il est attendu, aussi, 43 locaux à Yakourène, 12 à Ifigha, 38 à Illoula, 26 à Beni-Zmenzer, 47 à Ait-Yahia Moussa, 44 à Ain El-Hammam et 40 à M’kira, pour ne citer que ceux-la, qui sont à un taux d’avancement appréciable, et la liste est encore longue ». Notre interlocuteur expliquera, par ailleurs, que certains locaux ont connu des difficultés, notamment en matière de maîtrise d’ouvrage liée à leurs conditions de lancement. Mais également, selon lui, à cause des choix de terrains initiaux qui ont été effectués par les collectivités locales, notamment les P/APC, sur des sites qui n’étaient pas indiqués pour la réussite de ce programme. Il indiquera que ces terrains étaient pour la plupart accidentés et présentaient des caractéristiques géotechniques très difficiles, avec des terrains en pente nécessitant des murs de soutènement, très lourd à supporter, et des travaux d’infrastructures considérables. « Les sites étaient, notamment, situés en dehors des zones urbaines où le côté attractivité pour la réussite des différentes activités, pose problème. D’ailleurs, pour les jeunes dont les locaux ont été déjà achevés et occupés, ont du mal à lancer leur activité », a-t-il affirmé en poursuivant : « Effectivement, certains d’entre ces locaux sont situés dans des endroits peu favorables à certaines activités. Il y a ceux qui ont très bien marchés et d’autres non, et vous connaissez le programme qui est déjà réceptionné à travers la wilaya ».

«La DLEP a rattrapé ce programme qui patinait au début »

M. Ait Ammar affirmera que la direction du logement et l’équipement public n’a eu ce programme en charge qu’au décembre 2007. « Il faut préciser que ce programme a fait le tour de plusieurs directions et quand nous l’avons reçu, les choix de terrains étaient déjà opérés. Nous n’avons pas eu à lancer ce programme, il était déjà mis sur rails, nous avons trouvé les entreprises réalisatrices déjà sélectionnées. La DLEP n’a fait, donc, que rattraper ce programme, car il faut dire qu’au début, il patinait un peu. Nous avons rattrapé ce que nous avons pu rattraper, en matière de choix de terrains, et nous avons corrigé ce qui était possible. Mais malheureusement, sur beaucoup de projets, les entreprises avaient déjà commencé la réalisation », dira notre interlocuteur. Et d’ajouter : « Mais malgré toutes les difficultés auxquelles nous avons fait face, nous avons réussi à livrer 4 203 locaux. Il reste quelques difficultés liées, essentiellement, au manque de viabilités primaires des sites où certains programmes ont été installés, notamment en matière de raccordement au réseaux, d’électricité de gaz et d’assainissement de la ville ». Par ailleurs, M. Ait Ammar assurera que sa direction a pu renforcer le réseau de la wilaya par la réalisation de 21 postes de transformateurs, y compris en matière de raccordements électriques, notamment en MTBT, qui coûte très cher. « Ces postes transformateurs ont également servi au raccordement de certains équipements publics et d’une partie des zones d’habitation », a-t-il précisé en enchaînant que le rôle de la DLEP consistait à gérer le côté réalisation seulement. Par la suite, cette dernière dresse des PV de passation de projets vers la mairie. « Nous aidons les APC à prendre possession de ces programmes, sur le plan juridique, avec la direction des domaines qui s’occupe de l’évaluation domaniale. Puis ces mêmes APC les attribuent aux jeunes en leur faisant signer des contrats de location. Donc, en gros, la DLEP ne participe pas à l’opération d’attribution. Quant à l’occupation, ce n’est pas la DLEP qui gère », relatera M. Ait Ammar, qui regrettera qu’il y ait une bonne partie de ces locaux qui ne soit pas occupée. « Nous devons clôturer ce programme au titre de l’année en cours. Cette année, nous travaillerons, notamment, sur les programmes qui sont en voie d’achèvement, ainsi que certaines difficultés sur des programmes achevés au titre des années 2011 et 2012, dont les raccordements sont un peu en retard », dira notre interlocuteur en concluant : « Il faut savoir que le programme d’équipement public de la wilaya est tellement important que la sonelgaz n’arrive pas à faire face à tous ces raccordements. Nous avons, sur près d’une trentaine de projets, des devis de raccordements qui ont été payés, et la Sonelgaz a fait les études nécessaires et est en train de faire les procédures de consultations, justement pour que ces locaux puissent être raccordés au réseau électrique qui permettrait aux jeunes d’occuper leurs locaux dans les meilleures conditions possibles ».

Samira Bouabdellah