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Investissements hydrauliques : barrages, transferts et adductions

La nouvelle économie de l’eau

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A la fin novembre 2011, les barrages hydrauliques du pays ont été remplis à près de 65% de leur capacité soit un volume retenu d’environ 4 milliards de mètre cubes sur les 65 barrages exploités à l’échelle nationale. Le retard de la saison des pluies n’a eu d’influence que sur les fourrages et les parcours steppiques, ce qui avait d’ailleurs contribué à l’enchérissement du prix du mouton en octobre dernier. L’élevage intensif, supposant une alimentation animale in situ, loin du nomadisme à la recherche des fourrages en sec, est une autre étape de développement agricole qui atteindra sans doute sa maturité avec la multiplication des périmètres irrigués dans lesquels seront intégrées les cultures de prairie.

Il semble que la priorité en matière de fourniture en eau soit celle destinée aux ménages vu le passif enregistré dans ce domaine pendant des décennies. A ce jour, des villages et bourgades su pays continuent à souffrir du manque d’eau malgré la construction de grands barrages. Sur ce plan, il y lieu de souligner le peu d’intérêt accordé jusqu’à ces dernières années au domaine de la petite hydraulique (micro-retenues, aménagement des sources, fonçage de puits, construction et réhabilitation de fontaines publiques,…). C’est là une activité qui commence à être partiellement prise en charge dans les projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI). Un segment de la petite hydraulique en usage dans les zones pastorales des Hauts Plateaux a été ingénieusement développé par le Haut commissariat au développement de la steppe (HCDS), avec des procédés consistant à retenir les eaux de surface avec des ouvrages d’un volume modeste mais dont la typologie de construction répond bien à l’objectif recherché (mares, djoubs, canaux de dérivation,…).
Sur le plan des grands ouvrages hydrauliques pour lesquels le ministère des Ressources en eau a tracé une stratégie efficiente depuis le début des années 2000, de grands efforts ont été fournis pour exploiter le maximum de volume de ce liquide précieux sur les zones dont la géomorphologie offre des possibilités réelles. Ainsi, le retard enregistré en la matière depuis l’indépendance du pays a été partiellement rattrapé en l’espace d’une décennie, période pendant laquelle les capacités de rétention ont d’eau de pluie ont été doublées.
En 2009, un rapport élaboré par la Banque mondiale au sujet de la gestion des ressources hydriques en Algérie fait état de la rareté de la ressource et de l’irrégularité de sa répartition sur le territoire. Comme pour l’ensemble des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, l’Algérie fait face à de grandes difficultés pour assurer l’autosuffisance en matière hydrique, souligne le rapport. Le secteur agricole consomme, à lui seul, quelques 65 % du volume d’eau mobilisé. L’institution financière internationale fait remarquer que les techniques d’irrigation ne sont pas encore efficientes et n’arrivent pas à utiliser les dernières inventions propres à cette activité. On apprend dans le document de la BIRD que, par le truchement de l’importation des produits alimentaires, l’Algérie importe du même coup 40% de l’eau dont elle a besoin.
Parallèlement à la politique de la mobilisation maximale des ressources en eau par le moyen d’ouvrages et de lourdes infrastructures (barrages, retenues, grands transferts,…), la Banque mondiale suggère de prendre sérieusement en charge un autre moyen de production de l’eau, à savoir le recyclage des eaux usées.
Pour ce qui est du prix de cession de l’eau, la Banque mondiale rappelait qu’en Algérie ce produit de la nature est subventionné par le gouvernement pour des raisons…politiques. Quant au taux de raccordement à l’AEP, il est de 89% pour l’ensemble du pays. Ce taux ne montre pas les disparités régionales. L’on apprend plus loin que 2,5 millions de ruraux n’ont pas accès aux prestations en AEP et ne bénéficient pas de réseaux d’assainissement des eaux usées. 72 % de foyers situés en milieu urbain reçoivent de l’eau d’une manière régulière. Quant au taux d’assainissement, la moyenne nationale est 85% des foyers.
Le rapport souligne que la surexploitation de certains gisements d’eau a conduit à l’altération de la qualité du produit et au rabattement des nappes comme dans la Mitidja.
En matière de capacité de stockage de l’eau (barrages, retenues collinaires,…), la BIRD souligne que l’Algérien a à sa disposition 190 M3 en moyenne. Cette capacité de stockage par habitant est estimée à 5000 M3 aux USA et en Australie, 2200 M3 en Chine, 500 M3 au Maroc et 360 M3 en Tunisie.

Sécuriser les approvisionnements

S’agissant de la wilaya de Tizi Ouzou, après le barrage de Taksebt, un autre site est programmé pour recevoir un ouvrage hydraulique d’envergure (150 millions de mètres cubes). Il s’agit du lieu-dit Souk n’Tleta, confluence de Oued Bougdoura avec Oued Boghni, sur le territoire de la commune de Tadmaït.
Avec une sorte de « chaîne hydraulique », garnissant son territoire intérieur ou sertissant ses contours (Taksebt, Tilesdit, Tichy Haf, Ighil Temda et Koudiat Acerdoune), la Kabylie voit son avenir se sécuriser de plus en plus en matière d’alimentation en eau. Cela, en plus des petits barrages, retenues collinaires, forages et ouvrages de la petite hydraulique telle que les sources et les ouvrages de dérivation.
Les adductions d’eau à partir du barrage Taksebt vers le couloir Azazga-Fréha vont livrer à terme quelque 20 millions de mètres cubes/an pour une population qui avoisine un demi-million d’habitants. Une partie du sud de la wilaya (Tizi Ghenif, Draâ El Mizan) sont déjà raccordés au barrage de Koudiat Acerdoune, situé à Lakhdaria, via la station de refoulement de Aomar. À partir du barrage de Tilesdit- barrage de 170 millions de mètres cubes situé dans la commune de Bechloul, wilaya de Bouira, ce sont les communes du sud de Bouira qui bénéficieront les premières des eaux du barrage (d’Ath Laqsar jusqu’à Taguedite). À terme, ce sera la vallée de l’Oued Sahel et le nord de la wilaya de M’sila qui en bénéficieront. Un périmètre agricole irrigué est prévu de ce fait dans la région d’El Esnam, permettant de diversifier les activités agricoles en dehors de la monoculture des céréales.
Il en est de même au niveau des communes de la vallée de la Soummam qui sont appelées à oublier la sécheresse des robinets en se connectant au barrage de Tichy Haf construit sur le cours de Bousellam (sud de la ville d’Akbou).
Des travaux du même genre (transfert -adduction) sont en cours en aval des principaux barrages de Kabylie pour servir les foyers en eau potable et créer de nouveaux périmètres irrigués.
Incontestablement, les investissements dans les ouvrages hydrauliques sont en train de faire oublier peu à peu le calvaire qu’ont connu les foyers et les villages algériens depuis des dizaines d’années.
Pour les spécialistes de la question, le problème du déficit d’eau en Algérie tel qu’il était connu jusqu’à ces dernières années, relève plus d’une politique peu entreprenante en matière de mobilisation des ressources que d’une fatalité climatique. Les projets de construction de barrages, de montage d’unités de dessalement, d’adduction et de transferts initiés au cours des dix dernières années est la preuve tangible que l’Algérie peut sortir de la zone de sous-développement en matière de disponibilités en eau potable, industrielle et d’irrigation. Demeurera la politique d’entretien des ouvrages construits et des équipements installés dans un esprit de la préservation de la ressource et de la durabilité du service et prestations. Le grand défi en matière de préservation des ouvrages est sans aucun doute la protection des bassins versants des barrages hydrauliques par des méthodes anti-érosives comprenant des plantations (reboisements forestiers et arboriculture fruitières) et des ouvrages de travaux publics tels que les seuils de corrections torrentielles et d’autres techniques connues à l’échelle mondiale.
L’exceptionnelle sécheresse de l’année 2002 a fait brutalement réveiller les pouvoirs publics à leurs devoirs de gestionnaires d’une ressource qui, même sous des cieux plus généreux, fait l’objet d’une rigoureuse politique de rationalisation et d’investissement. On ne peut pas claironner un développement durable dans les séminaires et réunions internationales sans se pencher sur le premier élément qui en sert de soubassement. L’extrême gravité de la situation hydrique du pays en 2002 a poussé dans une évidente précipitation, le gouvernement à envisager d’importer de l’eau à partir de l’Europe par bateaux-citernes. On ajouta, pour bien emballer cette curieuse solution, l’argument que les bateaux servant à l’exportation de pétrole seraient ainsi rentabilisés puisqu’à leur retour ils ramèneraient de l’eau de Marseille ou de Barcelone. Une déplaisante ironie en somme pour un pays dont les potentialités ont été sous-exploitées et parfois même dilapidées. À défaut de pouvoir poursuivre cette logique un peu surréelle, le gouvernement se résolut à une solution technique, coûteuse certes, mais très pratique : l’installation de stations monoblocs de dessalement de l’eau de mer sur les principales villes côtières du pays. Ce sont des équipements qui requièrent des entretiens réguliers vu la permanente salinité dans laquelle ils baignent. Cela, ajouté à la consommation de l’énergie nécessaire pour produire de l’eau par osmose inverse, donne un prix de revient du mètre cube d’eau d’environ 50 dinars selon les estimations datant de 2007.

Une dotation journalière de 170 litres/habitant

La gestion des ressources hydriques est intiment liée aux conditions et réalités climatiques de chaque pays. En effet, en dehors des eaux fossiles du Sahara, toutes les eaux proviennent de la pluie. Le climat méditerranéen auquel appartient l’Algérie étant ce qu’il est, c’est-à-dire capricieux et fort irrégulier, la plupart des pays de ses rives sud et nord ont développé des politiques hydrauliques spécifiques tendant à gérer de plus près une ressource mal répartie dans le temps et dans l’espace mais disponible lorsque l’imagination et la rationalité sont aux commandes.
Sur les 12 milliards de mètres cubes de pluviométrie annuelle sur le nord d’Algérie, il n’était récupéré que 3,8 milliards à la fin du siècle passé. Le reste de l’eau se déversait dans la mer ou, pour les réseaux endoréiques, vers les chotts (Hodna, Melghigh,…). Ce n’est qu’avec les dernières réalisations que la mobilisation des eaux de surface commence à connaître une nette progression (barrages de Tilesdit et Kouditat Acerdoune à Bouira, Taksebt à Tizi Ouzou, Medouar à Batna, Tichi-Haf à Béjaïa, Beni Haroun à Mila,…). D’ailleurs, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a envisagé dernièrement un projet de transfert d’eau de certaines ouvrages des montagnes du Tell sur les Hauts Plateaux de Sétif et M’sila pour l’AEP et pour l’irrigation. Le barrage de Koudiat Acerdoune, quant à lui, desservira, outre Alger, Boumerdès et la vallée de l’Isser, la région de Boughezoul (wilaya de Médéa) où un projet de ville nouvelle est inscrit.
Les objectifs des lourds investissements hydrauliques consentis par l’État depuis le début des années 2000 visent, selon les déclarations le ministre des Ressources en eau, à « augmenter et à diversifier les capacités de mobilisation d’eau, réduire les déficits en alimentation en eau potable des populations, généraliser l’épuration et la réutilisation des eaux usées, étendre les superficies irriguées et améliorer les indicateurs de gestion ». Le ministre révèle également que, dans le cadre du Programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) bouclé à la fin 2009, son secteur aura lancé 1500 projets, lesquels ont nécessité la mise en place d’une enveloppe financière de 18 milliards de dollars. Outre la mobilisation des eaux de surface dans des barrages et retenues, une part importante de ces investissements revient aux grands transferts hydrauliques à la tête desquels le ministre cite le système MAO (Mostaganem, Arzew, Oran), inauguré en 2010, régularisant un transfert de 155 millions de M3/an à partir de Relizane et Tiaret ; le transfert des eaux des barrages des Babors (Erraguène, Tabellout et Draâ Diss) vers la plaine de Sétif avec un volume annuel de 189 millions de M3 et le transfert des eaux d’Ighil Temda et Mehouane vers la wilaya de Sétif avec un volume annuel de 119 millions de M3.
En plus des grands ouvrages de rétention et de stockage, ainsi que des équipements de transfert de l’eau, le ministère des Ressources en eau se déploie sur les autres axes de développement que ce département prend en charge. Il s’agit principalement de la réhabilitation des réseaux AEP dans 13 grandes villes du pays, des travaux de lutte contre la remontée des eaux à Ouargla et El Oued, de la protection de certaines agglomérations contre les inondations, la réalisation de 40 stations d’épuration , la réhabilitation de 20 autres stations et la réalisation de 50 stations de lagunage. « Cet effort sans précédent de l’État commence à donner ses fruits. Ainsi, le taux de raccordement au réseau AEP est actuellement de 92 % et celui du raccordement à l’égout de 86 %. La dotation quotidienne en eau potable par habitant est de 165 litres distribuées au quotidien dans plus de 70 % des chefs-lieux de communes », précisera M.Sellal. En 2011, cette dotation atteint 170 litres par habitant et par jour.

Les grands ouvrages de transfert

Le système de transfert connu sous le nom de MAO ouvre une nouvelle ère en matière d’alimentation en eau potable, d’irrigation et industrielle pour l’axe important de l’ouest algérien. Depuis que, démographiquement, la commune d’Oran s’acheminait à devenir la plus grande commune d’Algérie au milieu des années 70 du siècle dernier, d’autres phénomènes, aussi bien ceux liés à la politique générale du pays que ceux dépendant des variations climatiques, se sont greffés à cette prise d’importance de la capitale de l’ouest. En effet, la politique industrielle de l’Algérie a fait d’Arzew, ancien paisible village colonial, une plate-forme industrielle qui consomme de grandes quantités d’eau pour le fonctionnement des machines et pour les nouveaux foyers installés autour de la zone industrielle et alimentant celle-ci en main-d’œuvre. Entre-temps, la ville voisine de Mostaganem, initialement à vocation agricole, voit sa dimension s’étendre et sa population augmenter au vu de nouvelles opportunités de travail en milieu industriel. La multiplication des écoles, instituts et centres universitaires aussi bien à Oran qu’à Mostaganem a fait monter en flèche les besoins en eau potable. La décennie de terrorisme a fini par compliquer le problème lorsque ces deux grandes villes étaient appelées à devenir le réceptacle ou le refuge pour les populations qui ont fait l’arrière-pays montagneux de Relizane, Mascara, Tiaret ainsi que les abords steppiques d’El Bayadh, Saïda et Sidi Belabbès.
Sur le plan de l’évolution climatique, la région de l’ouest algérien est déjà connue pour son déficit hydrique. C’est même l’une des raisons qui ont conduits les anciens colons à cultiver la vigne sur de grandes étendues (plante résistante qui cherche l’eau en profondeur du sol et qui, même temps fixe les sols trop meubles) au lieu de la traditionnelle céréaliculture, trop peu rentable et fragile face à caprices de la pluviométrie.
Les courants froids qui, en hiver, ramènent les nuages par le couloir des Açores et du nord de l’Andalousie ne trouvent pas de brèche topographique pour se diriger vers l’ouest algérien face à la montagne de la Sierra Nevada haute de ses 3 000 m d’altitude. Le courant se dirige plutôt vers les régions d’Alger et de l’Est algérien lesquelles reçoivent parfois jusqu’à 1 000 mm de pluie par ans tandis que la région d’Oran- Mostaganem n’en reçoit pas plus de 400 mm.
De plus, une sécheresse chronique qui a commencé au début des années 1980 a fini par ‘’faire oublier’’ même le peu de pluie que recevait la région. Le barrage de Beni Bahdel, sur la moyenne Tafna dans la région de Terni (Tlemcen), qui alimentait partiellement Oran, a lui aussi fortement régressé dans les années 1990 au point de ne pas pouvoir alimenter même la région de Tlemcen. C’est pourquoi, pour cette dernière, il a été construit un autre barrage du côté de Maghnia, à Hammam Boughrara.
Les eaux souterraines d’Oran, utilisées occasionnellement par le truchement de forages ou puits, sont trop salées non seulement pour l’alimentation humaine mais aussi pour les autres usages domestiques.
Le plus grand projet de transfert hydraulique en Algérie est incontestablement celui devant fournit de l’eau aux foyers de Tamanrasset à partir de In Salah sur un linéaire de 750 kilomètres. Cette fourniture qui touchera aussi les zones du couloir de passage atteindra 100 000 mètres par jour. Il y a lieu de noter que ce n’est pas un simple projet de transfert d’eau, puisqu’il faut d’abord produire l’eau localement par un système de forages réalisés dans la nappe saharienne. Il s’agit d’une eau fossile, donc non renouvelable, piégée depuis plusieurs dizaines de millions d’années dans les couches géologiques de la région. Le volume de la réserve atteindrait les 60 mille milliards de mètres cube.
Certaines wilayas des Hauts Plateaux seront alimentées en eau à partir des nappes albienne et intercalaire du Sahara. Le ministère des Ressources en eau a commandé des études en ce sens.

Un schéma directeur à l’horizon 2040

Le ministre des Ressources en eau rappelle que l’ensemble des actions que mène le secteur « est synthétisé dans le schéma directeur des infrastructures hydrauliques, adopté en Conseil des ministre en février 2007, et une projection planificatrice aux horizons 2025 et 2040., de programmes de développement, d’objectifs et de modes de gestion et de gouvernance. Intégré spatiale ment dans le SNAT (Schéma national de l’aménagement du territoire), il vise à assurer l’équilibre pérenne de l’équation besoins/ressources en matière de ressources en eau et donner ainsi une visibilité qui puisse servir de base aux différents programmes de développement sectoriels ».
La stratégie de la mobilisation de l’eau par le procédé de dessalement de l’eau de mer permet, selon le ministre, de sécuriser les villes côtières en matière de disponibilité en eau. Ces unités monoblocs disséminées sur le littoral algérien, au nombre de 13, produiront, à la phase de croisière 2,26 millions de M3/jour. 23 unités de moyenne capacité sont déjà fonctionnelles. Ces apports pour les villes côtières permettront, d’après le responsable du secteur, de consacrer la plus grande partie des volumes mobilisés dans les barrages du nord pour l’alimentation des Hauts Plateaux.
S’agissant de la prestation de service assurée par des entreprises dans le créneau de la distribution de l’eau par le système de la gestion-déléguée, le ministre rassure les populations du fait que « l’État demeure seul décideur dans le domaine de la tarification. Le partenaire, quant à lui, intervient pour la réalisation d’objectifs fixés contractuellement tels que la fréquence de distribution, le comptable, le recouvrement, la formation,…etc. ».
Parallèlement au système de transfert du MAO, d’autres grands transferts sont prévus dans les autres régions du pays par le ministère des Ressources en eau. Une grande partie de ces projets sont déjà à l’œuvre. Le transfert des eaux des barrages des Babors (Erraguène, Tabellout et Draâ Diss) vers la plaine de Sétif avec un volume annuel de 189 millions de M3 et le transfert des eaux d’Ighil Temda et Mehouane vers la wilaya de Sétif avec un volume annuel de 119 millions de M3.
À partir du barrage de Beni Haroun (wilaya de Mila), ayant une capacité de 960 millions de mètres cubes (la plus grande réserve d’eaux superficielles du pays), des transferts vont s’effectuer pour alimenter les Hauts Plateaux de l’Est (jusqu’aux territoires de Batna-Biskra).

Amar Naïr Messaoud