De nombreux édifices publics, rues et placettes, ne se sont pas encore baptisés. Cependant, aussi bien les étudiants que la population de la commune espèrent que la promesse de baptiser le lycée polyvalent du nom de la défunte Hakima Gormit, cette jeune lycéenne, décédée peu avant les résultats du BAC (session 2015) soit concrétisée dans les prochains jours notamment avant la rentrée scolaire.
« C’est en avril 2016 que l’exécutif communal avait déjà entériné cette décision lors d’une délibération tenue à l’APC où le nom de cette lycéenne avait fait l’unanimité. Cependant, trois ans après, rien n’est encore fait. Qui bloque cette initiative ? » s’interroge un étudiant ayant fait la même classe que Hakima Gormit. Effectivement, tous ses camarades de classe ayant fait cette proposition juste après son décès suite aux différents hommages qui lui avaient été rendus se concertent pour saisir l’actuel exécutif communal au sujet de ce blocage. « C’est vrai, ce nom a été retenu parmi d’autres. Mais, les baptisations ont été quelque peu retardées parce que la commission n’a pas encore rendu son verdict au sujet des autres noms retenus pour les places, les rues et les établissements scolaires », nous confie un élu à l’APC.
Il est à rappeler que lors de cette fameuse délibération, les présents avaient demandé de réétudier tous les dossiers établis pour baptiser les édifices dans cette municipalité. « J’avais pris part à la délibération. Il y avait des oppositions au sujet de quelques noms. Mais, pour celui de la lycéenne, personne n’avait émis de réserve. Donc, je crois qu’il faut baptiser ce lycée en son nom en attendant que tout soit réglé pour les autres lieux et places », souligne le même élu.
D’ailleurs, dans son intervention, le maire sortant avait signalé à l’assistance qu’il y avait suffisamment de places, de boulevards, de rues, d’édifices publics pour que tous les noms des martyrs y figurent. « Vraiment, j’ai trouvé l’idée géniale de donner le nom de cette courageuse lycéenne à cet établissement. Je pense que c’est une reconnaissance pour elle parce qu’il faut avouer qu’elle était armée d’un courage de fer. Elle savait qu’elle était condamnée mais elle a continué à se pencher sur ses épreuves jusqu’à la dernière minute car elle avait juré qu’obtenir le Bac. Ce qui était un défi pour elle. Elle a donné un bel exemple pour tous les lycéens qui jouissent entièrement de leur santé. Que Dieu ait l’âme de cette fille courageuse. Elle restera toujours un exemple édifiant pour tous ceux qui passeront leurs examens de fin d’année. C’est dire que l’espoir devra être maintenu jusqu’au dernier souffle », explique un initiateur de cette idée.
Il est à rappeler que cette adolescente était atteinte d’un cancer au stade avancé. En dépit de toutes ses souffrances, elle réussit à décrocher son Bac avec une moyenne de 13,07/20. A la proclamation des résultats, elle n’était plus de ce monde. Elle a été honorée à titre posthume même par l’ex premier ministre Abdelmalek Sellal.
Amar Ouramdane

