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Justice Un sit-in ouvert pour soutenir les greffiers en grève de la faim

Le SNAPAP monte au créneau

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Les membres du comité de soutien créé par la fédération nationale du secteur de la justice, observent un sit-in ouvert à Alger, pour soutenir les greffiers qui bouclent aujourd’hui, leur 35ème jour de grève de la faim. Après plus d’un mois de grève de la faim, le ministère de la justice n’a pas révisé sa position concernant l’ouverture du dialogue avec les greffiers qui continuent de souffrir en silence, à la maison des syndicats à Dar El Baida. De ce fait, le SNAPAP ne compte pas lâcher du lest jusqu’à la satisfaction des revendications socioprofessionnelles des greffiers. Le comité de soutien créé par la fédération nationale du secteur de la justice, appelle à un sit-in ouvert devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger, qui est devenue le lieu stratégique pour tous les protestataires. Un manifestant s’est enroulé le cou avec une longue corde, attachée à leurs pieds. « Si la police vient pour m’embarquer, je tire la corde et je mets fin à ma vie », a fait savoir un greffier. « Nous appelons tous les travailleurs du secteur de la justice, la société civile, les organisations syndicales et les personnalités politiques à apporter leur soutien aux greffiers, qui sont en grève de la faim depuis plus d’un mois », lit-on dans l’appel lancé par le comité de soutien. Face au silence de la tutelle, les grandes organisations syndicales internationales interpellent le Président de la République, pour mettre fin à la souffrance des greffiers. La confédération syndicale internationale (CSI), a lancé un appel d’urgence au Président de la République, pour mettre fin à la grève de la faim des greffiers. « La confédération syndicale internationale (CSI) s’adresse au Président de la République, en toute urgence à propos de la grève de la faim que mènent les syndicalistes algériens », lit-on dans la lettre de la CSI. Cette dernière a appelé également le gouvernement algérien, à revoir sa politique de confrontation. « Il faut accepter le droit de ces personnes à former leur propre syndicat et d’y adhérer, et de négocier une solution globale pour les plaintes qu’ils ont présentées », a indiqué la même source. Précisant que l’Algérie est tenue d’honorer les obligations découlant de traités internationaux. « Le gouvernement doit tenir ses engagements et respecter les droits syndicaux, et les libertés fondamentales, comme le droit d’organisation », a noté la CSI. De son côté le plus grand syndicat Américain (AFL-CIO) a adressé une lettre de soutien, dans laquelle il appelle le Président de la République à intervenir, afin de régler la situation des grévistes.

Samira Saïdj