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La direction du parti à Alger réagit à la démission collective d’une soixantaine de cadres dirigeants

«C’est un non événement !»

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La direction du Front des Forces Socialistes a réagi, hier, par la voix de son chargé de la communication, à la démission, annoncée la veille, d’une soixantaine de cadres dirigeants du parti, dont l’ex premier secrétaire national, Karim Tabbou. Pour la direction du FFS, cette démission collective est liée au fait que la majorité des militants frondeurs se sont vus rejeter leurs candidatures lors des dernières élections législatives. « Ces personnes ont voulu faire dissidence, non pas parce que le FFS a dévié de sa ligne politique, comme ils l’affirment, mais parce que, pour la majorité d’entre eux, leur candidatures n’a pas été retenue aux dernières élections », a affirmé hier à l’APS, le député de Béjaïa et chargé de la communication au FFS, Chafaa Bouaiche. Cette démission collective d’une soixantaine de cadres dirigeants du parti de Hocine Ait Ahmed, à leur tête le député sur la liste du FFS à Tizi-Ouzou et ex-premier secrétaire national, Karim Tabbou, est un « non événement » et n’aura aucune conséquence sur le parti, selon la direction du FFS. « Pour nous, c’est absolument un non-événement et ce n’est pas de la démagogie. Cela n’aura aucune conséquence sur le parti », ajoute, en effet, le chargé de communication qui a indiqué que la priorité actuelle du FFS est de se préparer aux futures échéances électorales et au prochain congrès prévu juste après les élections locales, à la fin de l’année. « Nous nous attelons à la restructuration du parti à travers le territoire national. Comme nous préparons les élections locales et le congrès ordinaire du parti, qui aura lieu probablement après la tenue de celles-ci», a-t-il fait savoir tout en ajoutant que l’objectif de la direction est aussi d’ouvrir le FFS aux autres régions du pays. « Notre but est d’élargir la base du FFS aux autres régions du pays pour arriver à une implantation nationale ». Répondant à une question sur le cas de Karim Tabbou, élu pour rappel député sur la liste du FFS à Tizi-Ouzou et suspendu par le parti juste après l’annonce des résultats des législatives, le chargé de la communication au FFS n’a pas été tendre envers celui que l’on présente, aujourd’hui, comme l’instigateur numéro un de la fronde au sein de la formation d’Ait Ahmed. Chafaa Bouaiche a tenu, également, à rappeler que Karim Tabou, qui est convoqué à passer devant la commission de discipline du FFS, le jeudi 19 juillet, a préféré anticiper sur les événements en annonçant sa démission du FFS. « Il avait anticipé sur les événements en annonçant sa démission du parti, alors qu’il avait été convoqué pour jeudi, devant la commission médiation et règlement des conflits pour répondre de sa mauvaise gestion et de ses prises de positions hostiles au parti », indique Chafaa Bouaiche qui n’a pas hésité à décocher une flèche en direction de son ex-premier secrétaire, qui occupe, actuellement, comme lui, un siège de député au sein de l’APN, en l’invitant à remettre son mandat d’élu sur la liste du parti à Tizi-Ouzou lors des dernières législatives. « Si vraiment M. Tabbou a cette éthique politique dont il se prévale, qu’il remette son mandat de député puisqu’il a été élu sur la liste du FFS », ajoute le chargé de la communication du FFS.

A. C.