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Point d’ordre

Le feu ravage les forêts. Pourquoi ?

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Par Sadek A. H.

Revoilà les incendies de forêts. Il ne passe pas un été sans que l’on enregistre des feux de forêts avec tout ce que cela suppose comme pertes en faune et en flore. Pour cette année, il a été enregistré en 48 heures, 27 incendies de forêts et maquis et 31 incendies de récoltes dans les départements de Boumerdès, Tizi-Ouzou, Bougie, Jijel et Stif. 41 ha de forêts, 158 ha de maquis, 91 ha de blé ainsi que 10 700 bottes de foin, 1 380 arbres fruitiers et des centaines d’oliviers ont été ravagés par les flammes. C’est le mini bilan enregistré juste après l’Aïd. Les feux de forêts s’étaient déclenchés à Azeffoun et Tigzirt, à Aït Ksila, (Bougie), ainsi qu’à Aït Amran (Boumerdès), et dans la forêt des Babors à proximité de la corniche djidjelienne, au niveau de la commune de Ziama Mansouria (Jijel)… Les deux plus importants incendies ont été recensés à Boumerdès; le premier à Thenia dont les pertes sont estimées à 45 ha de maquis et d’oliviers, et le second à Tidjelabine avec des pertes évaluées à 35 ha de maquis, d’oliviers et d’herbes sèches. Six personnes incommodées par la fumée et d’autres choquées ont été évacuées vers l’hôpital de Thenia. Ceci dit, aucune victime n’est à déplorer. La faune et la flore ont été mises à mal, comme chaque année. Il devient une habitude où chaque exercice, les problèmes sont reconvoqués avec les mêmes dégâts, sans qu’on ne trouve de solutions à ces incendies récurrents. Il est de notoriété publique que le feu ravage chaque été des forêts, des maquis, des arbres fruitiers parce-que l’homme n’élague pas, ne fait pas de coupe-feu, n’entretient pas comme il se doit et à la fin, quand le feu décime ses biens, il réclame des indemnités pour ce qu’il a perdu. Si le citoyen s’occupait convenablement de ses terres et de tout ce qui les entoure, il ne serait pas dans le besoin de solliciter l’aide de quiconque, ni d’être surpris, de jour ou de nuit, par les flammes et risquer sa vie et celle des siens. Récapitulons, les mises en garde de la Protection civile (souvent), des services agricoles (de temps en temps) et de la santé (quelquefois) ne sont pas suivies d’effets alors que la logique veuille qu’elles soient strictement appliquées. Nous sommes tenues de comptabiliser les pertes sans nous intéresser ni aux conséquences produites sur l’environnement ni à celles subséquentes aux dégâts, incommensurables, sur l’arboriculture, oliviers, figuiers, cerisiers qui se réduisent comme une peau de chagrin. Il n’est pas normal de faire la sourde oreille avant le feu, et protester après.

S.A.H