Accueil Évènement Le bilan de l’exécutif sur la table

APW de Tizi-Ouzou - La session ordinaire ouverte hier

Le bilan de l’exécutif sur la table

1140

La session ordinaire de l’APW de Tizi-Ouzou a été ouverte hier. L’assemblée a prévu dans son ordre du jour trois points essentiels, à savoir l’état d’exécution des délibérations, le bilan des activités de la wilaya pour l’année 2017 et un point de situation sur les projets structurants inscrits et en cours de réalisation au niveau de la wilaya.

Cette session, prévue sur deux jours, a abordé, dans sa première journée, l’exécution des délibérations et dans un second temps le bilan de l’exécutif avec le passage des directeurs concernés par les projets structurants. Le président de l’assemblée, Aouchiche Youcef, dira d’emblée : «Nous entamons l’année 2018 avec plus de regrets que d’espoirs. Des regrets de voir notre wilaya passer outre les objectifs de développement tracés et promis». Le P/APW fera remarquer dans ce sillage : «Le rythme de développement de notre wilaya s’éloigne de plus en plus de la cadence censée lui permettre une croissance durable et de répondre aux attentes socioéconomiques de nos concitoyens. L’absence quasi-totale de l’investissement productif, la bureaucratie, le chômage, des communes livrées à elles mêmes, le désengagement de l’Etat, la crise du logement, le retard dans la réalisation des équipements publics et le gel d’un nombre important de projets structurants, sont des indicateurs qui doivent nous interpeler», dira-t-il, précisant que «le taux de consommation des crédits de paiement du programme sectoriel n’a été que de 33% au 31 décembre 2016 et de 50% en 2017». Le P/APW regrettera le gel de plusieurs projets, à savoir le nouveau CHU, la clinique mère-enfant, les 5 EPH, les axes autoroutiers Aïn El Hammam-Draâ El-Mizan et Azazga-Azeffoun. Il demandera «la concrétisation des promesses d’inscription d’un projet de ligne ferroviaire Oued Aissi-Tamda-Azazga et sa connexion vers le futur parc industriel de Souamaa, d’un projet de gare routière de type1, des plateformes logistiques, du marché de gros, du port sec…». Dans son allocution, le P/APW relèvera également des manques dans les secteurs de la santé, l’université Mouloud Mammeri, le secteur du logement, reconnaissant néanmoins : «Nous enregistrons une satisfaction dans le lancement des opérations de réhabilitation et de rénovation des infrastructures hôtelières». Le P/APW ne manquera pas non plus de réitérer son soutien et celui de son assemblée à la JS Kabylie. A signaler que les élu du RCD ont, pour leur part, lu une déclaration relative à la formation des commissions de l’APW auxquelles ils ne sont pas associés, ont-ils dénoncé. M Aouchiche leur rétorquera, indiquant clairement «qu’ils ont été invités par écrit à trois reprises à y participer et à faire partie des commissions selon le prorata obtenu par chaque partis lors des élections locales, mais ils ne se sont pas manifestés». Et ce fut le moment choisi par Mohamed Bouderbali pour intervenir et remettre les pendules à l’heure.

Bouderbali remet les pendules à l’heure

Dans son discours, le wali Mohamed Bouderbali a rappelé tout de go : «Je voudrais répondre à l’élu du RCD en lui disant que la wilaya n’est pas la tutelle de l’APW. C’est une institution qui est régie par le code de wilaya. S’agissant du problème que vous avez posé, la wilaya a étudié votre cas, je pense qu’une réponse a été faite à la partie concernée et même au ministère de l’intérieur. Jusqu’à preuve du contraire, les délibérations de l’APW ne sont pas annulées par la wilaya. Maintenant que vous avez engagé l’affaire en justice, attendons que le verdict soit rendu. Je pense que tout le monde se fera un plaisir de l’appliquer. Je reviens à l’ordre du jour, j’ai écouté avec attention l’intervention du président de l’APW et j’ai l’impression que je suis dans un désert. Le rythme du développement à Tizi-Ouzou a subi les affres de l’épuisement des ressources que l’Algérie a connus, ce qui explique le manque et les opérations gelées, ce qui n’a néanmoins pas touché que la wilaya de Tizi-Ouzou. Certes, le rythme de la réalisation n’a pas été comme nous le voulions pour des raisons que vous connaissez. Nous sommes sur le terrain et suivons l’ensemble des opérations quotidiennement et faisons de notre mieux pour aller de l’avant».

Le bilan chiffré de la wilaya

Le secrétaire général de la wilaya, Zinedine Tibourtine, fera la lecture du bilan chiffré de la wilaya. Il citera, entre autres, les multiples subventions accordées à la wilaya dans les différents programmes, le taux de consommation et le reste à réaliser. Concernant les PCD, la wilaya a bénéficié de d’une enveloppe financière de 2,9 milliards de dinars. La répartition des budgets communaux a tenu compte des critères de population, de superficie, de typologie, de consommation des crédits et des ressources de la commune. On apprendra par ailleurs que, lors de l’exercice2017, 1 265 opérations ont été inscrites. Concernant les opérations PCD, clôturés en 2017, elles sont de l’ordre de 985 pour une autorisation de programme de 2,7 milliards de dinars. Le secrétaire abordera ensuite les projets en cours de réalisation et ceux réceptionnés en 2017. L’AEP, L’hydraulique, les forêts, l’énergie, le transport, l’emploi, l’action sociale, l’éducation et l’enseignement supérieur ont été tous passés au peigne fin. Les directeurs de l’exécutif concernés par les projets structurants sont tous intervenus pour donner l’état des lieux des dits projets et faire part aussi des entraves et des contraintes à l’origine des retard et des blocages. Les élus ont pour leur part insisté sur l’accélération de la cadence des travaux. Le point qui a retenu plus l’attention, fut indéniablement le secteur de l’investissement, les zones d’activités et la récupération du foncier industriel attribué mais non encore exploité. A ce sujet précis, le wali Mohamed Bouderbali a tenu à faire remarquer : «Pour ce qui est de la zone de Mekla, il y a des habitations à l’intérieur de la zone, du coup, la régularisation de cette situation est des plus difficiles. Certes, il y a aussi quelques lenteurs administratives dans certaines directions qui n’arrivent pas à suivre la cadence et le rythme voulu, mais il y a aussi la malhonnêteté de certains investisseurs. Si cela ne tenait qu’à moi, j’aurais déjà récupéré les assiettes distribuées non encore exploitées».

Hocine T.