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Point d'ordre

Bouhadja, ça commence à bien faire !

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S. Ait Hamouda

Nous y voilà ça continue, le feuilleton Bouhadja et ses adversaires, les groupes parlementaires de la chambre basse poursuivent leur bras de fer, inlassablement. Et d’une, Bouhadja refuse de baisser les bras et tient tête à tous ceux qui souhaitent sa démission. Quant aux députés du FLN, du RND, du MPA, TAJ et quelques indépendants, ils campent sur leurs positions exigeant de lui qu’il rende le tablier. Entre le futur ex-président et l’institution parlementaire, ça grenouille, à n’en plus finir, mais jusqu’à quand ? Dans toute cette polémique sans trêve, personne n’y comprend rien. Ou le troisième homme de l’Etat accepte de démissionner, de bonne grâce, ou on va vers la dissolution pure et simple de l’APN. Cependant, le président de la République est le seul qui a l’autorité constitutionnelle de mettre un terme à ce jeu de «Tu me tiens, je te tiens par la barbichette», en prononçant la fin du mandat pour tous. Mais il refuse d’émettre le moindre avis. Il laisse les élus tergiverser, à leur guise. Cela explique une chose, le chef de l’Etat est soucieux de préserver l’APN et son autorité d’une part et de d’autre laisser la part belle à l’expression démocratique dont l’APN s’est jusque-là prévalue. Il n’en demeure pas moins que, la liberté des élus du peuple s’exprime par la majorité de ses membres et il leur revient de prendre les décisions que l’instant nécessite, après un vote du plus grand nombre de ceux qui siègent à l’hémicycle. Ce qui revient à dire que le parlement n’a pas pour mission de démettre le président de l’APN, à moins qu’il ait quelque chose de grave à lui reprocher. C’est peut-être le cas, mais on peut se demander pourquoi, aujourd’hui ? Il va sans dire que seul Bouteflika pourrait mettre un terme à Bouhadja, le dernier mot lui revient. Quoiqu’il en soit, cela fait, quand même, beaucoup de temps que l’activité de cette institution est gelée. Faut-il attendre que la crise enfle pour mettre un point final à ce vaudeville qui n’amuse plus personne ?

S. A. H.