Par DDK | 5 Décembre 2018 | 516 lecture(s)

Éducation nationale

93% du budget 2016 consommé

La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit, a révélé, hier, que le taux de consommation du budget sectoriel pour l'année 2016 était "très satisfaisant", avec plus de 93%. Lors d'une réunion de la commission des finances à l'Assemblée populaire nationale (APN), consacrée à l'examen du projet de loi portant règlement budgétaire 2016, Mme Benghabrit a indiqué que "le taux de consommation du budget du secteur pour l'année 2016 est très satisfaisant, avec 93,58 %, un taux non atteint par d'autres secteurs". La ministre a rappelé, dans ce contexte, l'autorisation exceptionnelle accordée par le Premier ministre pour plafonner les dépenses du secteur de l'éducation nationale à 80 %, au lieu de 50 %, au terme de l'exercice comptable. S'agissant du budget d'équipement, Mme Benghabrit a dit qu'il a connu une "baisse" par rapport à 2004 et 2011, imputant cela au retard dans la réalisation des projets inscrits. Elle a fait savoir dans ce sens que l'autorisation des programmes, au titre de la loi de finances 2016, a atteint plus de 20 milliards de dinars dont plus de 19 milliards affectés à la réévaluation. Par ailleurs, la ministre a répondu aux principales interrogations de la Cour des comptes concernant les affectations accordées dans le cadre du budget de fonctionnement, soutenant qu'il était nécessaire de prendre en compte la "spécificité du secteur". Mme Benghabrit a fait savoir que le troisième trimestre de l'exercice comptable coïncidait avec le premier trimestre de l'année scolaire qui implique "certaines dépenses liées essentiellement aux structures scolaires et aux cantines (...)". Concernant les affectations additionnelles, la première responsable du secteur a soutenu qu'elles ont été introduites au sein des dépenses relatives aux fonctionnaires, en application de l'instruction ministérielle N 3 d'octobre 2015. Selon la ministre, cette année a été marquée par un mouvement important des fonctionnaires du secteur dû aux démissions, aux départs en retraite et aux arrêts de travail pour maladie, en sus d'importantes sessions de formation et l'octroi du manuel scolaire à titre gracieux, auquel plus de 6 milliards de dinars ont été alloués.
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