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Communauté universitaire

33e mardi de mobilisation à béjaïa

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La diffusion de la liste des coordinateurs de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a suscité une indignation au sein de la communauté universitaire de Béjaïa. Pour cause, cette liste contient le nom d’un professeur exerçant à l’université Abderrahmane Mira, alors que celui-ci dit n’avoir été ni consulté ni avisé de cette désignation. «Nous, membres du collectif enseignant/ATS de l’université de Béjaïa, tenons à dénoncer avec vigueur la diffusion de la liste des coordinateurs de wilayas de l’autorité nationale indépendante des élections (…) En effet, la désignation d’un collègue, dont le nom a été cité par toute la presse comme coordinateur de ladite autorité au niveau de la wilaya de Béjaïa, pose plus d’une question ! Puisque ce dernier dément catégoriquement le fait d’avoir été désigné à la tête de la commission de la wilaya de Béjaïa (…) A noter que l’universitaire en question, le Pr Khodir Madani, directeur du Centre national de recherches en technologie agroalimentaire, sis au campus de Targa Ouzemour de Béjaïa, a lui-même démenti dans une déclaration transmise à la presse son implication dans le processus électoral en cours : «J’ai eu à prendre connaissance de ma désignation à une instance sur des échéances de demain sans avoir été consulté, ni avisé. L’utilisation de mon nom, de mon titre universitaire et de ma date de naissance est une atteinte à ma dignité d’Algérien et de Béjaoui», a-t-il dénoncé.

Grève cyclique chaque mardi

Par ailleurs, en plus de la marche hebdomadaire, organisée hier dans les rues du chef-lieu de wilaya, le collectif des enseignants et travailleurs ATS de l’université de Béjaïa a appelé à une grève générale cyclique, en appoint à cette manifestation. «Par ailleurs, compte tenu de la situation alarmante qui prévaut à l’université de Béjaïa, que ce soit en pédagogie ou dans le domaine socioprofessionnel, (…) notre collectif déclare dorénavant le mardi journée de grève à l’université animée par la marche du matin, suivie durant l’après-midi de conférences-débats ou d’assemblées générales», ajoute-t-on. En outre, tout en appelant les universitaires algériens à initier une coordination nationale pour la transition démocratique, ce collectif envisage de contacter les associations estudiantines pour animer des conférences-débats dans les résidences universitaires.

Malgré les examens à Tizi-Ouzou

Au chef lieu de la Wilaya de Tizi-Ouzou, une marche populaire de protestation contre le système a également eu lieu, hier, vers la mi-journée comme de tradition. Malgré la période (en plein examens), des étudiants, rejoints par des citoyens anonymes ont tenu à marquer cette journée du mardi de la protestation des universitaires. Ils étaient en effet des dizaines à marcher à travers les rues de la ville (de l’université à la place de la Bougie) et réitérer les slogans habituels hostiles au système dont ils réclament le départ de toutes les figures.
Boualem S et Ammar A.