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Grève générale d’une semaine reconductible à partir du 8 novembre prochain

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Ces derniers qui ont l’habitude de mener seul, leur action, ont, cette fois-ci, opter pour l’unification de leurs rangs pour frapper fort et peser de leur poids. Après plusieurs réunions, et l’épuisement de toutes les voies du dialogue, ces derniers se sont dits résolus à aller vers la radicalisation du mouvement. En signe de protestation contre le marasme social dans lequel se débattent les travailleurs du secteur, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le Syndicats national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), et l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), ont décidé de mettre en exécution leur menace d’une grève d’une semaine reconductible, à compter du 8 novembre prochain. Réunis en session extraordinaire le 25 octobre dernier, à Alger, le porte-parole du Snapest a estimé utile la tenue de cette action, jusqu’à satisfaction totale de leur plate-forme de revendications.

Toutefois, la dégradation effroyable du pouvoir d’achat, la décision qualifiée d’“arbitraire” du Premier ministre annulant l’application rétroactive du régime indemnitaire, l’absence d’une volonté des pouvoirs publics à impliquer les partenaires à une vraie négociation débouchant sur un régime indemnitaire conséquent sont, entre autres, les raisons qui ont anticipé la prochaine grève nationale.

Ces organisations syndicales ont, à cet effet, lancé un appel aux travailleurs de l’éducation à adhérer au mot d’ordre de grève jusqu’à l’aboutissement de toutes leurs revendications. L’appel est aussi lancé aux syndicats autonomes pour rejoindre ce mouvement.

L’Unpef refuse catégoriquement toute mesure arbitraire limitant leur droit de grève constitutionnel y compris la retenue sur salaire, indique le communiqué parvenu hier à notre rédaction.

Les protestataires réclament un régime digne de tout les travailleurs du secteur, la refonte globale du mode de gestion des œuvres sociales et l’annulation de la décision ministériele n° 94/158.

Ils demandent également la prise en charge médicale des effets du métier à travers la promotion de la médecine du travail et la classification des différentes maladies professionnelles, la concrétisation de la retraite après 25 ans de service, la revalorisation des indemnités spécifiques aux enseignants du Sud, et de l’enseignement technique et le rétablissement des enseignants du technique dans leurs droits.

Quant au Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation fondamentale (Satef), il soutien mordicus cette action, précisant que “nous allons observer notre conseil national pour avoir l’accord de la base concernant notre adhésion à ce mouvement”, a affirmé Mohamed Salem Sadali, SG du Satef. Ceci dit, le Satef emboîtera probablement le pas à ces derniers. Avant-hier, ils étaient deux syndicats à appeler à ce large mouvement de protestation, aujourd’hui, ils sont cinq, une chose que renseigne sur la détermination des syndicats à aller jusqu’au bout et ne plus faire marche arrière jusqu’à l’aboutissement de leurs doléances. Leur colère augmente alors que las pouvoirs publics persistent dans leur politique de fuite en avant.

Lemya Ouchenir