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Mohamed Nait Abdellah, ancien militant du FUAA
« Il a beaucoup de choses à dire… »

 » Pour moi, c’est un grand jour, avec le retour de Dda Rachid au pays. J’ai été effectivement, du FUAA, arrêté en 1980 lors des événements d’avril, pour mon appartenance à cette formation. J’ai adhéré au FUAA juste à sa création en 1977. J’ai pu revoir Dda Rachid deux à trois reprises en France, mais aujourd’hui, c’est un autre jour. Comme pour lui qui est exilé depuis plusieurs années et pour nous, c’est un grand événement. Je suis très content de le voir retrouver son pays. Il a plusieurs choses à dire. C’est un grand militant de la cause berbère et nationale. C’est un grand jour et surtout un très beau jour « .

Nawel, militante
« La Kabylie a su rendre hommage… »

« Je suis très contente de venir accueillir un grand et ancien militant. Je suis très fière d’ailleurs, de jeter les ponts entre l’ancienne et l’actuelle génération de militants. Je dirai aussi que la Kabylie a toujours su rendre hommage à ses dignes filles et fils. Je dirai à Dda Rachid, ansuf yisek… »

Ahcène Graïchi, militant autonomiste
« Nous sommes là pour lui rendre hommage »

« Son retour suscite de la joie et de la reconnaissance après tant d’années d’exil. On lui souhaite santé et longue vie. Nous sommes là pour lui rendre hommage, pour tout ce qu’il a fait pour le combat identitaire et pour la Kabylie ».

Djaffar Ouchelouche, militant
« C’est un homme au grand parcours militant »

« Je crois que c’est la dernière sommité de tamazight qui rentre au pays. Je pense que tout le monde l’a attendu. Et aujourd’hui, nous sommes une poignée, quand même un peu nombreuse pour l’accueillir et lui rendre les honneurs comme il se doit. C’est un homme au grand parcours militant. C’est un moudjahid honnête et sincère et c’est l’un des premiers militants de la cause amazighe. Je suppose que les gens qui sont venus là aujourd’hui, et je le remarque, que la majorité sont des jeunes, cela fait vraiment plaisir ».

Abdesselam Abdenour, militant
« Je souhaite que ses idées soient entendues et comprises »

« Je suis heureux de venir accueillir, avec tous les amis, un grand militant de la cause berbère, plutôt un des grands militants de la cause berbère dans le Mouvement national. Il a été également mon premier responsable politique, puisque j’ai adhéré immédiatement au projet de la création du FUAA en 1977. Donc, cela me fait encore doublement plaisir de l’accueillir. Je souhaite que ses idées soient entendues et comprises, parce qu’il propose des idées assez importantes ».

Arezki About, ancien militant du FUAA
« Il s’est montré toujours disponible pour la question identitaire »

« D’abord, je suis heureux de venir accueillir Rachid. Il était effectivement mon premier responsable politique, puisque le FUAA est le premier parti a auquel j’ai adhéré. Je suis très content, puisque c’est le juste retour des choses. Après être intervenu ici pour accueillir Hocine Ait Ahmed, Si Lhafid, il est tout à fait normal que nous soyons là pour accueillir aussi ce grand homme. J’espère que le travail le plus intéressant fera une fois qu’il sera sur place. Sinon, aujourd’hui, on a qu’exprimé notre joie de retrouver celui qui fut, à des moments assez difficiles. Il s’est montré toujours disponible pour la question identitaire et le combat pour la démocratie « .

Saïd Khellil, militant
« C’est un monsieur qui a vécu une période historique très importante »

« Beaucoup d’émotions. Aujourd’hui sera le retour de l’enfant prodigue de la cause amazighe, dernier des Mohicans. Donc, c’est un patrimoine. C’est un monsieur qui a vécu une période historique très importante. Il a préparé la Libération nationale, qui, déjà à l’époque a posé le problème de la Nation algérienne, son identité son devenir. Il a connu un exil très dur et très long, mais, je peux vous assurer, parce que je le vois régulièrement, que sa conviction, son ardeur, sa volonté sont intacts. Sa vigueur, son engagement, ses analyses doivent faire réfléchir cette jeunesse qui est défaitiste ».

Aziz Tari, militant
« Un grand militant, un homme d’Histoire »

« C’est avec une grande joie et surtout un grand honneur de venir accueillir Dda Rachid. Un grand militant, un homme d’histoire. Et au même temps, un homme qui a aussi une vision de l’Algérie d’aujourd’hui. Et au-delà c’est une question de cœur. Il est l’une des rares personnes, qui restent aujourd’hui, vivantes qui ont porté la question berbère au cœur même du Mouvement national, qui a suscité la crise de 1949. Dans son cheminement, nous avons continué le combat qu’ils ont initiés. C’est un honneur pour moi d’être ici présent pour lui témoigner toute mon estime et ma considération à tous son parcours ».

Belaïd Abrika, militant
« Nous avons besoin de lui… »

« Nous sommes heureux et émus aujourd’hui, d’accueillir un de nos éveilleurs, un des pionniers de la revendication identitaire et la question algérienne à la fois. C’est un honneur pour nous. Nous sommes très contents de le voir revenir au pays, pour qu’il retrouve les siens. Nous avons besoin de lui, car nous vivons une période très délicate pratiquement pour la région. Elle est touchée par les pratiques oppressives, d’exclusions sur tous les plans. Qu’elles soient identitaire, social, économique…Nous avons, donc, besoin de lui. Espérons que sa venue apportera un plus en ces moment. Ce qu’il a fait, de par le passé est quelque chose d’extraordinaire, même si on sait que beaucoup n’ont pas eu l’occasion d’être au courant de ce qu’il a eu comme cheminement et combat. Aujourd’hui serait, peut être l’occasion pour lui de nous apporter un plus pour les générations futures ».

Dr. Saïd Chemakh, universitaire
« Rachdi Ali-Yahya s’est soulevé pour dire que l’Algérie est algérienne »

« Son retour suscite, d’abord de la joie. Je l’ai connu, en France. Je le rencontrais souvent là bas. Je discutais et débattais avec lui souvent. Il m’a appris plusieurs choses sur le Mouvement national ou sur les événements de 80. En 2002, juste après le Printemps noir, lorsqu’il a voulu créer son parti politique, il m’a contacté où je l’ai rencontré avec Youcef Hebib à la Gare de l’est. On a beaucoup débattu de ce projet. La jeunesse kabyle, en particulier et celle d’Algérie, en général, va rencontrer un militant des années 40, qui était contre le projet de Messali qui déclarait, dans un rapport à l’ONU, que l’Algérie est arabo-islamique. Rachdi Ali-Yahya s’est soulevé pour dire que l’Algérie est algérienne. Si nous avons suivi son chemin, nous serons épargnés par tous les maux que nous avons subis depuis l’Indépendance jusqu’à aujourd’hui. Il était à la Fédération de France lorsqu’ils ont voté une motion sur la question, alors que 28 membres sur les 32 que comptait la fédération avaient voté pour une Algérie algérienne. Messali, avait décidé de les priver de locaux pour la fédération depuis le fameux vote. Comme il disait dans la plupart de ses apparitions publiques, qu’il revient pour donner le flambeau à d’autres générations « .


Dr. Falli
« Un repère pour l’Histoire… »

« Le retour d’Ali-Yahya est un peu le retour à l’Histoire. C’est un monsieur qui a combattu pour tamazight bien avant ce qu’on peut appeler avril 80. Donc, c’est un peu le repère pour l’Histoire et pour la génération qui vient. Il y a 80 comme repère post-indépendance, et il y a aussi des hommes qui ont combattu pour l’Algérie algérienne dont Ali-Yahya était l’un des militants « .

Yaha Abdelhafid, Moudjahid
« Il a un engagement solide »

“Je l’ai connu comme l’un des premiers militants berbéristes depuis 1947. C’est lui qui menait le combat identitaire avec d’autres militants, contre ceux qui étaient contre le projet identitaire que ces militants posaient déjà à cette époque. D’ailleurs, le problème demeure jusqu’à maintenant. Rachid Ali-Yahya a milité dans cet esprit avec toute la force de ses convictions. Je le respecte justement pour la fidélité pour ses engagements et ses idées. Il a un engagement solide « .

Impressions recueillies par M. Mouloudj